Ô...bonnes gens de bonne volonté .... feMMe-hoMMe de France ...ENtre-vÔyons ...ENtre-Ôyons .. ENtre-Dé-cÔuvrons .... que NOUS sommes EN pleine périÔde d' INVENTION de l' ENtre-HUMAIN ..... !!!!!!!!
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Conférence internationale réunissant 730 délégués issus des 44 nations alliées, en juillet 1944, à Bretton Woods, station huppée du New Hampshire, aux États-Unis.

 

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Trois quarts de siècle après les accords de Bretton Woods du 22 juillet 1944 définissant un ordre économique mondial ouvert, les institutions multilatérales, FMI, Banque mondiale et OMC, doivent se réinventer.

La date est moins épique que le 6 juin 1944 et le débarquement des troupes alliées sur les côtes de Normandie. Pourtant les accords de Bretton Woods du 22 juillet 1944, en pleine guerre, constituent son pendant économique, et les deux événements forment les deux faces d’une même pièce qui a sauvé le monde.

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Trois semaines à peine après le Jour J, les Américains organisent à partir du 1er juillet à Bretton Woods, station huppée du New Hampshire, une conférence internationale réunissant 730 délégués issus des 44 nations alliées (Pierre Mendès France dirigeait la délégation française). Il s’agissait d’esquisser la reconstruction après la guerre dont la fin alors était encore hypothétique. Les accords signés le 22 juillet 1944 dessinent un nouvel ordre économique, où les monnaies seraient convertibles et à taux fixes.

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Ce système ouvert, tournant le dos au protectionnisme funeste de l’entre-deux-guerres, serait garanti par la création de deux institutions multilatérales: le Fonds monétaire international d’un côté, chargé de la stabilité financière, et de l’autre la Banque mondiale pour financer les projets de reconstruction des belligérants. Le premier «client» de la Banque mondiale allait être la France en 1947, pour un barrage d’EDF.

La Chine rebat les cartes

Est-ce pourquoi l’Hexagone est aujourd’hui pratiquement le seul pays au monde à célébrer Bretton Woods, après avoir accueilli le 6 juin les chefs d’État ou de gouvernement, dont Donald Trump venu commémorer le Débarquement? Il faut dire que les circonstances s’y prêtent. En marge de la réunion du G7 qui a rassemblé les ministres des Finances (États-Unis, Canada, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie) et dont notre pays assure la présidence en 2019, la Banque de France a organisé la semaine dernière un colloque intitulé «Bretton Woods: 75 years later, Thinking about the next 75» (75 années après, réfléchir aux 75 prochaines).

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«En abandonnant la discipline commune, les gouvernements ont cru recouvrer leur liberté alors qu’ils ont cédé leur autonomie aux marchés»

Jacques de Larosière, ancien directeur du FMI

La France entretient une relation particulière avec les accords de Bretton Woods censés à l’origine ordonner la vie économique internationale. Sur les 75 années d’existence du FMI, sa direction générale n’a-t-elle pas été confiée pendant plus de 43 ans à des Français (Schweitzer, Larosière, Camdessus, Strauss-Kahn, Lagarde)? Jacques de Larosière, qui le dirigea de 1978 à 1988, n’a pas manqué de déplorer «la mort du système de taux de change fixes de Bretton Woods et des règles pour assurer la stabilité monétaire». Ce fut la conséquence directe de la décision unilatérale du président Nixon de mettre fin à la convertibilité du dollar en or le 15 août 1971, conduisant in fine à une libre flottation des monnaies. «En abandonnant la discipline commune, les gouvernements ont cru recouvrer leur liberté alors qu’ils ont cédé leur autonomie aux marchés», regrette Jacques de Larosière qui exprime une position assez largement répandue dans le monde politique français.

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Que le système initial de Bretton Woods ait volé en éclats en 1971 n’a toutefois pas empêché les échanges mondiaux de se développer et la mondialisation de s’approfondir de façon spectaculaire. Mais alors que la Banque mondiale et le FMI comptent aujourd’hui 189 pays membres, «la montée de la Chine et d’autres économies changent fondamentalement le paysage. La part des pays avancés dans la production mondiale est amenée à passer de plus de 50 % aujourd’hui à environ un tiers dans les 25 prochaines années», a  expliqué l’Américain David Lipton, qui assure l’intérim à la tête du FMI depuis le retrait de Christine Lagarde. Et de rappeler les quotes-parts au capital et les droits de vote au FMI qui sont de 16,52 % pour les États-Unis et de 6,09 % pour la Chine, ce qui est loin de refléter le rapport de force des deux premières économies.

«L’OMC dans une crise profonde»

«Nous risquons ce qu’on pourrait appeler un moment inverse de Bretton Woods»

David Lipton, qui assure l’intérim à la tête du FMI

«À moins que nous soyons capables de réinventer Bretton Woods, les Nouvelles Routes de la soie (chinoises) deviendront le nouvel ordre mondial», a averti de son côté Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances qui clôturait les débats. Qu’il soit   européen, comme c’est le cas  depuis l’origine, indien ou sud-américain - les jeux sont ouverts -, le successeur de Christine Lagarde ne devra pas se contenter de gérer les affaires courantes. «Nous risquons ce qu’on pourrait appeler un moment inverse de Bretton Woods», a prévenu David Lipton. Un retour des forces nationalistes et protectionnistes.

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La Banque mondiale, dont la mission n’est plus de financer la reconstruction de l’Europe mais l’aide au développement des pays pauvres, n’est-elle pas en concurrence frontale avec la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) lancée il y a cinq ans par la Chine?

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Quant à l’Organisation mondiale du commerce qui a succédé au Gatt (créé en 1947), «l’OMC se trouve dans une crise profonde», s’inquiète Cecilia Malmström, la commissaire européenne au Commerce. Les États-Unis bloquent en effet la nomination de nouveaux juges à l’Organe de règlement des différends (ORD) de l’OMC, et «si nous n’avons plus de règles, chacun pourra dès lors faire ce qu’il veut», s’est-elle alarmée au colloque de célébration de Bretton Woods. Un triste anniversaire pour une conférence qui avait si bien su préparer le retour à la paix.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 22/07/2019. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cerveau  (l'esprit) a évolué, il est devenu un terroriste du reste l'organisme ( hcqs : ...du corps de moi-même et celui des  proches ... et Autres.. ) . L(a-e)s  thyroïde(s) brûle(nt), le(s) cœur (physique et affectifs) lâche(nt). Notre(s) cerveau(x) a (ont) doublé(s)  .. en espace et en intelligence, mais aujourd’hui, il est hyperactif .....

 

 

NOS cerveaux sont

... SUPER-IRRADIE-RE-ACTIF ...

et connaissent inconsciemment

.... le choc ENtre-CONCOUR-rentiel ...

... individuel et collectif ...

fruits de la

mise en place d'un gouvernent mondial

unique détenteur de l'autorité

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 .... Il ( le cerveaux) applique ce qu'on appelle l'hypothèse de la Reine rouge : si on veut rester sur place, si on veut survivre, il faut courir aussi vite  ( ...nous approchons de Temps ZérO.....) que possible. ....

certains pour sur-vivre appliquent l'hypothèse

malheureusement morti--fère

de la Tor-Tue ù

 ....Et le reste du corps n'est pas habitué à ça. Certes, le cerveau doit marcher, et vite, mais il n’a pas la conscience de l'importance vitale des autres organes. Le cerveau est à mon avis devenu un véritable terroriste du reste de l'organisme. Il dort peu, ne se repose pas, est hyperactif. On a donc des maladies psychosomatiques ....

le vouloir ÊTre-là par

SOI-MÊgogaux ùù

.... et d’autres plus graves ( ... en SON environnement ... ? ) comme Parkinson ou Alzheimer. 

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...pour l'homcoques.fr ...

   il  apparait que 

 de

 

 vie-à l'

 

<<<< ENtre-conscience-vie-intérieure >>>>

 

 

passe par " l'ENtre-dévoppement " du

 

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juillet    
12  Consultation du Cabinet d'Avocats Delsol ...  
20  acceptation par Thibaut Jung, de la fonction de MANDATAIRE financier de la campagne  
21

 Refonte de la page d'Accueil de l'homocoques.fr ....

Merci à mes proches de me faire -part de leurs réactions ...

m'écrire

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 22  envois du 1er message d'annonce  ... annonce test.... auprès de 29 proches et amis  
     

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La difficulté pour les êtres humains reste la même depuis la nuit des temps : comment s’organiser pour la vie en société, en sachant que le désir qui agite les êtres humains peut être destructeur ? 

 

 

µ

 

 

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.... à l'horizon....

d'une éventuelle campagne

de Robert

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....du Pain des Méninges ....

pour une éventuelle campagne

 de l'homocoques.fr

 

 

 

 

... mais d'où parles-tu, Robert ? ...

 

 

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DÉCRYPTAGE - Le «moon hoax», théorie selon laquelle l’homme n’aurait jamais marché sur la Lune, refait surface alors que l’on célèbre les 50 ans de cet événement historique. Voici 10 contre-arguments que la Nasa et les scientifiques opposent aux complotistes.

Alors que l’on célèbre le cinquantenaire des premiers pas de l’homme sur la Lune, ce 20 juillet 2019, le «moon hoax» («canular lunaire») est toujours aussi populaire. En 2018, un sondage Ifop révélait ainsi que 16% des Français soutenaient «totalement» l’idée que les Américains n’étaient jamais allés sur la Lune. C’était aussi le cas de 7% des Américains en 2013. Ce «mensonge» aurait été diffusé par le gouvernement américain pour acter la supériorité des Etats-Unis sur la Russie dans leur course à la conquête spatiale et ainsi remporter la Guerre froide.

Très populaire, cette théorie du complot a vu le jour en 1974 et a été diffusée par un... Américain. Deux ans après la fin du programme lunaire américain, Bill Kaysing publie Nous ne sommes jamais allés sur la Lune: l’escroquerie américaine à trente milliards de dollars. Il y développe les principaux arguments aujourd’hui avancés par les complotistes. Pour lui, tout a été tourné dans une base militaire secrète, installée dans le désert du Nevada, avec la complicité d’Hollywood et de ses effets spéciaux, comme ceux du film 2001: l’Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick, sorti en 1968. D’ailleurs, Kubrick ne serait pas étranger à cette mise en scène, ose même l’auteur.

Avec l’arrivée d’Internet et des réseaux sociaux, le «moon hoax» connaît un regain de notoriété. C’est encore une chaîne américaine qui relance la machine: en 2001, le réseau Fox télévision diffuse un «documentaire» intitulé La théorie du complot: avons-nous aluni? La NASA prend les choses très au sérieux: en 2002, elle commande un livre pour réfuter point par point les arguments des complotistes, avant de se rétracter pour ne pas donner trop de crédit aux attaques, préférant, néanmoins, se concentrer sur quelques points.

Cliquez sur les points jaunes numérotés pour accéder aux explications:

 

1. Le drapeau qui «flotte»

On jurerait qu’il flotte, ce drapeau, vous ne trouvez pas? Pourtant, c’est impossible: la Lune n’a pas d’atmosphère.

Sauf que le drapeau ne flotte pas. Il est maintenu déployé à l’aide d’une tige horizontale rigide. Quant aux plis qui donnent l’impression de flottement... ce sont ceux d’un drapeau chiffonné par un vol spatial agité. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ces deux photos prises à quelques secondes d’intervalles: le drapeau ne bouge pas.

2. L’ombre du drapeau dans le «mauvais sens»

Sur la photo ci-dessus, l’ombre du drapeau semble dans le mauvais sens, si on la compare à celle de l’astronaute Buzz Aldrin. Mais en observant d’autres clichés, on comprend qu’il s’agit de l’ombre du collecteur de vent solaire (voir photo ci-dessous), un tube d’1m de haut, se trouvant hors champ du premier cliché.

https://i.f1g.fr/media/eidos/805x/2019/07/16/XVMa2ad4a12-9da7-11e9-a593-2920f9a29ac8-805x453.jpg 805w" sizes="(min-width: 64em) 805px, (min-width: 46.25em) 594px, (min-width: 30em) 700px, 100vw" alt="Buzz Aldrin devant le collecteur de vent solaire.">
Buzz Aldrin devant le collecteur de vent solaire. - Crédits photo : Handout ./REUTERS

3. Où sont passées les étoiles?

L’absence d’étoiles dans le ciel lunaire interroge: ne devraient-elles pas y être encore plus visibles que depuis la Terre?

En fait, non. La mission Apollo 11 s’est déroulée en plein jour lunaire, sous forte exposition solaire. «Les étoiles dans l’espace, c’est dans les films de science-fiction», s’amuse François Forget, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS. «Le sol lunaire est éclairé par un soleil très puissant, qui n’est pas atténué par les nuages ou l’atmosphère, un peu comme un soleil éblouissant en plein désert, poursuit-il. Ni l’œil humain, ni un appareil photo n’ont la sensibilité suffisante pour distinguer les étoiles. C’est un peu comme un stade de foot éclairé la nuit: la lumière est si forte qu’on voit la pelouse et les joueurs, mais pas les étoiles.»

4. L’empreinte de pas «bien trop marquée»

Empreinte de l’un des premiers pas sur la Lune.
Empreinte de l’un des premiers pas sur la Lune. - Crédits photo : Handout ./Reuters

Et ces empreintes de pas aussi nettes, comme si Aldrin marchait dans du sable mouillé, alors que le sol de la Lune est plus semblable à du sable sec?

Le sol lunaire est composé de régolite, une très fine poussière produite par l’impact incessant des météorites, plus proche de la cendre volcanique que du sable. Cette composition particulière et l’absence d’atmosphère expliquent ces empreintes.

Buzz Aldrin descendant les marches du module lunaire.
Buzz Aldrin descendant les marches du module lunaire. - Crédits photo : NASA NASA/REUTERS

5. Les combinaisons qui brillent

L’éclairage étrange des deux astronautes renforce l’impression de tournage studio... Leurs combinaisons «brillent» même dans l’ombre des véhicules, comme s’ils étaient placés au cœur d’un spot de lumière artificielle!

Là encore, le soleil plaide coupable. Source principale de lumière, son reflet sur la Terre et sur le sol de la lune, aux propriétés très réflectives, explique pourquoi Aldrin semble très éclairé sur cette photo, bien que capturé dans l’ombre.

6. Absence de cratère d’impact et de poussières

Comment des engins de plusieurs tonnes ont-ils pu alunir sans laisser de marques? C’est louche!

Pas tant que ça. Sur la Lune, aucun déplacement d’air. «Les rétrofusées ont soulevé beaucoup de poussière, , mais en l’absence d’atmosphère, elles sont retombées aussitôt», décrit François Forget. Quant aux modules, «ils n’ont pas créé de cratères, mais des halos, qui ont été observés depuis par d’autres satellites, bien après Apollo 11, comme le Lunar reconnaissance orbiter, lancé en juin 2009, dont les images sont si précises qu’on y voit encore le tracé du déplacement à pied des astronautes ! D’ailleurs, ces traces ont aussi été observées par les satellites des missions japonaise (SELENE), indienne (CHAN DRA YAAN) et chinoises (CHANG E 1 et 2). «Et personne ne s’attend à ce que la Chine, l’Inde ou le Japon manipule des images pour plaire à la NASA», fait remarquer l’astrophysicien.

https://i.f1g.fr/media/eidos/805x/2019/07/16/XVMd1ccb0c6-9e38-11e9-b288-bcfdea1b7529-805x453.jpg 805w" sizes="(min-width: 64em) 805px, (min-width: 46.25em) 594px, (min-width: 30em) 700px, 100vw" alt="Buzz Aldrin, devant le module lunaire, déploie un arsenal scientifique sur la surface de la Lune, le 20 juillet 1969.">
Buzz Aldrin, devant le module lunaire, déploie un arsenal scientifique sur la surface de la Lune, le 20 juillet 1969. - Crédits photo : NASA NASA/REUTERS

7. Un «C» sur une roche lunaire

Le diable se cache dans les détails, les complots aussi. Sur une photo de la NASA, on croit distinguer une lettre «C» sur une roche lunaire: la «preuve», encore une fois, qu’il s’agirait d’un décor de cinéma.

L’explication de la NASA? Un poil… ou un cheveu, qui se serait glissé sur le cliché pendant le développement: le «C» n’apparaît pas sur la pellicule originale.

8. Trop dangereux?

L’expédition lunaire prévoit la traversée de la «ceinture de Van Allen», une zone à la sortie de l’atmosphère terrestre contenant une telle densité de particules énergétiques que les astronautes n’auraient pu survivre aux radiations.

Faux, répond la NASA. Les combinaisons spatiales qu’ils portaient les protégeaient, et la traversée n’a duré que quelques heures, ce qui a limité l’irradiation.

Là où les complotistes ont «raison», c’est que ces expéditions étaient bien plus dangereuses que celles menées aujourd’hui. Lors de la mission Apollo 13 (avril 1970), un accident - qui fit prononcer à l’astronaute Jack Swigert ces mots célèbres: «Houston, we’ve had a problem» - aurait pu coûter la vie à l’équipage. «Aller sur la Lune était une mission d’intérêt national qui justifiait tous les risques, rappelle Xavier Pasco, auteur du Nouvel âge spatial. De la Guerre froide au New Space (CNRS éditions). Les astronautes étaient des pilotes d’essais, appartenant à un corps d’élite. Depuis, la sociologie des équipages a changé». En 1986, pour la première fois, une astronaute non professionnelle fait partie de l’équipage de la navette Challenger: l’institutrice Christa McAuliffe. Quelques secondes après le décollage, la navette se désintègre devant des millions de téléspectateurs, emportant la vie des sept astronautes. Un vrai traumatisme pour les Américains, qui pousse la NASA à limiter ses expéditions à risque.

9. Sur la lune en 1969… et pas sur Mars en 2019?

Si nous avions vraiment été sur la Lune en 1969… Pourquoi ne sommes-nous pas capables d’aller sur Mars en 2019?

«Une fois la domination américaine sur les soviétiques démontrée, on a tout arrêté», raconte Xavier Pasco. Gagner la Guerre froide à tout prix, même les plus colossaux: en 1965/66, le budget de la NASA a atteint 4% du budget fédéral américain, soit 8 à 10 fois plus que son budget actuel. «Au début des années 1970, ce budget fut à nouveau divisé par huit. Puis la NASA s’est entichée d’une illusion: un système d’accès à l’espace peu cher, la navette spatiale. Mais le budget s’est révélé bien trop élevé», poursuit François Forget. Les sommes investies ont alors coupé court aux autres projets.

Après le traumatisme Challenger, l’arrivée de nouvelles exigences de sécurité, avec des mises aux normes technologiques, a encore augmenté le coût d’un vol spatial habité. «Retourner sur la Lune en 2019 est finalement presque aussi difficile qu’en 1969», résume Xavier Pasco.

10. Une interview de Buzz Aldrin lui-même

Mais puisque Buzz Aldrin lui-même a tout avoué! En 2018, une interview vidéo de l’astronaute, datée de 2015, fait son petit effet sur les réseaux sociaux. Interrogé par une petite fille, il répond: «nous n’y sommes pas allés». Le comble!

Pourtant, il suffit d’écouter l’entretien pour comprendre que l’astronaute évoque les raisons pour lesquelles les Américains ne sont «pas allés» de nouvelles fois sur la Lune ces dernières décennies...

La preuve ultime: 382 kg de roches lunaires rapportées sur Terre

Toujours pas convaincus? Il existe une énième preuve tangible: les échantillons de 382 kg de roche lunaire acheminés sur Terre par les astronautes des six missions américaines sur la Lune entre 1969 et 1972. Ces échantillons, authentifiés par des scientifiques du monde entier, ont pu être comparés avec les quelques grammes d’échantillons lunaires rapportés par les Soviétiques: ils ont constaté qu’ils avaient les mêmes origines.

Cela n’a pas empêché les autorités russes, qui n’avaient jusque-là jamais remis en question les premiers pas sur la Lune, de créer le doute en juin 2015, en demandant une enquête internationale sur les missions Apollo. À l’origine de cette provocation aux allures de Guerre froide, l’enquête pour corruption lancée un mois plus tôt par le FBI à l’encontre de la Fifa, dans le cadre de l’attribution de la Coupe du monde 2018, accueillie en Russie.

 

 

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  1. .......sur le cours Mirabeau ....par Pierre-Emile Blairon
  2. ...... via Epstein et sa French Connection ...par Defensa.org

 

 

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......l'homo festivus .......sur le cours Mirabeau ....par Pierre-Emile Blairon

 

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L’homo festivus est un type d’homme très commun à notre époque dans le monde occidental. On le verra se répandre sur toutes les places et les artères de nos villes européennes, sur le cours Mirabeau, les Champs-Elysées ou la Promenade des Anglais, la Piazza del Duomo ou la Puerta del Sol, à la recherche d’étourdissement et de paradis artificiels. Il a besoin de la foule de ses semblables pour ne pas se sentir seul. Il est l’homme des derniers jours.

Le vendredi 14 juin 2019, L’une des plus anciennes, des plus belles et des plus fameuses artères de notre pays, le cours Mirabeau à Aix-en-Provence, était investie par un étrange ballet de semi-remorques ; affairés à l’arrière des camions, des hommes en noir déversaient des échafaudages qui furent montés en un temps record ; Quelques temps après, on entendait de formidables explosions qui faisaient trembler l’eau des fontaines ; les techniciens testaient le son qui jaillissait des énormes enceintes. Le soir même, des milliers de jeunes gens se trémoussaient tout le long du cours aux injonctions saccadées de la musique techno qui avait envahi la totalité de la ville ancienne.

 

Le charme discret de l’aristocratie

Je ne connaissais pas Aix-en-Provence quand je suis arrivé à la fin des années 60 (XXe siècle) pour y poursuivre quelques études (à moins que ce ne soit le contraire). Quoiqu’il en soit, je n’ai plus voulu en partir ; j’avais été séduit par cette atmosphère de sérénité, de légèreté paisible, qui se dégageait de ses ruelles, quelques notes de piano qui dégoulinaient d’un balcon, le murmure cristallin des fontaines, émerveillé par la beauté des façades dont nulle faute de goût ne venait rompre l’harmonie ; la ville tout entière était un pur chef-d’œuvre, délicat et fragile. Aix-en-Provence était alors vouée entièrement à l’art, à l’étude, à l’éloquence, à la musique classique, à la flânerie, à une certaine qualité de vie qui correspondait bien à sa personnalité issue des traditions les plus élaborées de son prestigieux passé. Cette lente maturation de ce que le génie européen avait produit de plus beau avait fini par constituer une valeur incontestée, immuable et transcendante, un recours auquel pouvait se raccrocher tous ceux qui se sentaient en perte de repères, un lieu sacré éternel, sorte de temple urbain inviolable. Inviolable ? Vraiment ?

 

Les coups de boutoir des progressistes

Les progressistes mondialistes portent leurs coups de boutoir en priorité contre tout ce qui les dépasse – le passé les dépasse, il est trop riche - tout ce qui est enraciné profondément dans la terre et la pierre. Dans un premier temps, le patrimoine rural fut la cible prioritaire des destructeurs : musées, châteaux, église, abbayes… tous ces marqueurs traditionnels furent systématiquement dégradés par des spectacles, des expositions ou des architectures hors-sol accolées aux monuments visant à les dévaloriser. Ils en viennent maintenant à attaquer les villes anciennes elles-mêmes.

Une ville de culture et de tradition comme Aix-en-Provence va attirer la haine et la jalousie de tous ceux qui veulent faire table rase du passé.

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Ils y emploieront tous les moyens dont ils disposent pour dégrader et ridiculiser cette richesse patrimoniale qui leur fait horreur ; rien que le mot : patrimoine contient la notion de père et de patrie. L’art contemporain, l’architecture mondialiste, la publicité, la mode, la musique déracinée, les minorités revendicatives, l’homme nomade sans feu ni lieu, L’homo festivus, fabrications superficielles et éphémères (mais renouvelables à l’infini) du Système constituent la panoplie non exhaustive de ces moyens.

 

Des platanes emmaillotés

La première agression contre cette identité dont je me souviens a été visuelle. L’art dit contemporain avait envahi la ville. C’était en 2013 ; la cosmopolite métropole marseillaise, désignée alors ville de culture européenne, avait poussé ses manifestations modernistes et pathétiques jusque dans les cours de nos aristocratiques hôtels particuliers ; les platanes du cours Mirabeau avaient été emmaillottés d’un tissu rouge à pois blancs, la cour de la mairie ornée de personnages en plastique rouge vif moulé, et l’entrée du palais de justice, solennelle comme il sied à cette vénérable institution, ridiculisée par d’improbables « sculptures » aux couleurs bigarrées qui en barraient l’accès.

On commence à comprendre aujourd’hui que l’art contemporain est essentiellement une imposture destinée à devenir une monnaie virtuelle mondiale[1].

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Symbolisme de pacotille

En ce qui concerne l’architecture contemporaine, qu’il faudrait nommer plus clairement mondialiste[2] (comme l’art tout aussi « contemporain »), nos édiles ont eu, jusqu’à présent, la sagesse de l’autoriser uniquement à l’extérieur du périmètre ancien. Ainsi a pu se construire un « pôle culturel » qui ressemble à un alignement hétéroclite d’égos d’architectes nomades venus poser là leur dernière lubie. Ah ! Chacun y est allé de sa référence à un symbolisme de pacotille pour justifier son caprice, en feignant d’avoir recours à la « tradition ». Ainsi, le Pavillon noir, Centre de danse, conçu par Rudy Ricciotti, évoque pour certains l’emplacement proche de l’ancienne manufacture des allumettes, aujourd’hui bibliothèque Méjanes, et la disposition des croisillons qui constitue la trame de l’édifice rappelle le mikado, ce jeu de bâtonnets jetés d’une manière aléatoire ; mais l’architecte lui-même, qui se confie au Monde[3], va plus loin : « Il y a ici une sexualité particulière ; un côté un peu sado-maso, un peu latex, un peu cuir, moulé, très près du corps … C'est un bâtiment pour les initiés et pour Pythagore sous l'emprise de l'absinthe » (imaginer Pythagore sous l’emprise de l’absinthe, c’est… gore.)

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Le japonais Kengo Kuma assure, lui, avoir été inspiré par l’art traditionnel du pliage japonais (origami) en construisant le Conservatoire de musique qui jouxte le Pavillon noir ; fort bien, mais quel rapport avec la tradition provençale ?

Quant au GTP, Grand Théâtre de Provence, situé juste en face du Pavillon noir et du Conservatoire de musique, son architecte italien Vittorio Gregotti a souhaité "faire écho à la montagne Sainte-Victoire, et intégrer l’œuvre dans son paysage aixois". L’aspect massif, genre buncker, du bâtiment, effectivement, plaide pour ce rapprochement un peu facile.

 

Le mirage de la modernité

L’évocation de cette salle nous ramène au cours Mirabeau. La modernité est le lien entre tous ces domaines culturels. La modernité, c’est cette fuite en avant qui consiste à rechercher sans cesse ce qui peut être « tendance », qui peut constituer une « avancée » (mais de quoi ?) ; c’est comme la mode qui a, comme la modernité, cet aspect momentané (la mode est ce qui se démode) mais à un niveau qui globalise l’ensemble des facettes de la vie, qui consiste à rejeter tout ce qui fait partie du passé pour le prochain « coup de cœur » éphémère, qu’il soit d’ordre culturel, politique, matériel, etc. La modernité, autrement dit, c’est le dogme du progrès qui a été imposé dès notre plus tendre enfance par les partisans de ce qui était encore une utopie, devenue le Système lui-même. Dans cette perspective, aucun élément du passé ne trouve grâce aux yeux des progressistes, toujours prêts à tout démolir selon le goût du moment pour s’enticher d’une nouvelle coqueluche. C’est la société du tout-à-jeter. Le syndrome kleenex.

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La société du spectacle

L’homo festivus, selon la formule de Philippe Muray, est l’individu qui se donne avec enthousiasme à la société du spectacle, selon le titre d’un livre de Guy Debord. Il n’y a là rien de bien nouveau ; c’est le fameux « panem et circenses » de la fin de l’Empire romain ; donnons au peuple du pain et des jeux (du cirque, à l’époque) afin de le soumettre plus facilement à nos lois, même si elles sont iniques.

La majorité des individus de notre fin de cycle ne dispose pas d’une formation suffisante lui permettant l’accès à des activités culturelles de qualité. Elle ne pense, pour ses moments de loisir, qu’à s’étourdir dans la fureur, dans le bruit et dans la consommation de substances alcooliques ou stupéfiantes. C’est déjà un bon début pour le Système, qui a pour ambition d’asservir les « masses ».

Il est à parier, dans ce contexte, que la drogue sera bientôt en vente libre.

Mais pourquoi la municipalité accepte-t-elle ces violentes intrusions ?

Le GTP a coûté 45 millions d’euros pour une capacité d’accueil de 1382 personnes. Mais une salle encore plus grande (8000 spectateurs) a vu le jour fin 2017 : l’Arena. Elle a coûté 50 millions d’euros H.T. En juin, l’Arena a accueilli deux spectacles.

Alors se pose la question : pourquoi diable la municipalité qui a construit ou aménagé des salles de spectacle innombrables (bien d’autres salles existent dans le Pays d’Aix) se croit-elle obligée d’offrir le cours Mirabeau et la quasi-totalité du centre ancien aux bruyants « teufeurs » (on disait « fêtards » à une autre époque) ?

Pourquoi prend-elle le risque de mécontenter une grande partie des habitants de la ville qui ne sont pas spécialement des adeptes de ce genre de musique, ou, tout simplement (pour des motifs qui ne peuvent échapper à personne) ont peut-être envie de dormir la nuit, alors que des salles construites à grands frais sont disponibles pour ce genre de manifestation ? On ne parle pas des dégâts adjacents que tout le monde peut imaginer dans ce genre de circonstances (insalubrité et saleté) qui n’existent pas dans ces équipements modernes qui disposent de tout le confort adéquat, c’est bien le moins.

Il faut dire que le domaine artistique n’est pas le seul bénéficiaire de ce laxisme. Des dizaines de stades ont été aménagés tout autour de la ville qui persiste à accueillir à grand bruit et charroi sur ce même cours Mirabeau des manifestations sportives qui n’ont pas vocation à s’y produire.

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Pourquoi ? Mais parce que la plupart des décideurs municipaux font eux-mêmes partie, consciemment ou inconsciemment, de cette caste de destructeurs avec le sentiment d’être du côté du « bien ». Et c’est le cas dans toutes les structures administratives, nationales, locales ou régionales de notre pays, gangrenées depuis bien longtemps par l’illusion du progrès, méprisant tout ce qui tient encore debout.

L’Homo festivus, comme toutes les minorités, considèrerait comme outrageant et discriminatoire d’être cantonné dans une salle réservée à une activité particulière, serait-ce la sienne. Il veut investir l’espace public, comme il ne viendrait pas à l’idée des cyclistes d’aller exercer leur sport sur un vélodrome, plutôt que sur les routes, ou aux trottinettistes de respecter un quelconque code de déplacement spécifique, ou aux membres des groupuscules LGBT-UVWXYZ d’aller manifester leurs « fiertés » ailleurs que sur les endroits stratégiques des cités les plus en vue (leur exhibitionnisme souffrirait, bien sûr, d’une moindre exposition). Notre pays est livré à la dictature des minorités. Mais ce sera le sujet d’un prochain article.                                                                                                                   

Pierre-Emile Blairon

 

 

Notes:

[1] http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2018/09/23/l-art-de-la-provocation.html

[2] Il s’agit d’une architecture qui n’a aucune attache avec le sol où elle est construite ; on peut la retrouver n’importe où dans n’importe quel pays de n’importe quelle culture.

[3] 20 octobre 2006

 

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.....Epstein et sa French Connection

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On devrait connaître Wayne Madsen : féroce dissident de gauche, férocement antiTrump, mais de la catégorie antiSystème. A côté de cela, un journaliste indirectement “de terrain”, mélangeant l’engagement politique avec des enquêtes serrées et complexe sur des scandales où le fait-divers le plus inextricable, où le “complot” d’apparence le plus improbable ont nécessairement une dimension politique la plus explosive possible. Par conséquent, Madsen est étiqueté par certain comme “théoricien de la conspiration”, selon un Wikipédia mi-figue mi-raisin qui lui est consacré, et à partir de sources d’accusation elles-mêmes hautement suspectes d’engagement et d’influence orientées neocon, comme le Daily Beast... Mais l’on sait aussi bien ce qu’il faut penser, pour une bonne et importante partie, de la théorie des “théoriciens de la conspiration” selon la presseSystème en lisant le texte d’Orlov de ce jour, 7 août 2019.

Cette mise en jambe était destinée à préparer à un commentaire du dernier article de Madsen dans Strategic-Culture.org, un des meilleurs sites dissidents actuels, dont lui-même Madsen est devenu l’organisateur (le site date de 2005) en même temps que l’un des contributeurs les plus prolifiques (553 articles). Ayant eu une première partie de vie dans les milieux des renseignement militaires (US Navy, NSA), Madsen sait l’importance des sources dont il dispose en quantité assez impressionnante, notamment à partir de cette carrière dans le renseignement. Aussi n’aborde-t-il souvent certains sujet qui éclatent dans l’actualité et sont aussitôt exploités par la plupart des organes d’information, qu’avec un certain retard pour réunir le plus d’éléments possibles, et une certaine distance pour confronter ces éléments.

C’est le cas pour cet article du 6 août 2019, sur Strategic-Culture.org bien entendu, « Politique & Pédophilie : un mélange maléfique », qui concerne bien entendu l’affaire Epstein. Depuis le 7 juillet (date de l’arrestation d’Epstein), Madsen s’est abstenu d’en faire le commentaire alors que l’affaire était universellement traitée, de la presseSystème et particulièrement le New York Times aux “complotistes” (ce qui est peut-être faire un distinguo en forme de pléonasme). Tout cela nous engage à considérer l’article de Madsen comme une pièce sérieuse et nullement comme un réflexe compulsif de “complotiste”, d’autant qu’il est farci de très nombreuses références, détails précis, précisions très spécifiques et particulièrement crédibles, à partir de faits d’ores et déjà largement diffusés.

Madsen aborde le cas Epstein du point de vue international, après l’avoir défini par ses relations les plus fameuses et aussi les plus internationales : Trump, Clinton, les Maxwell père et fille, le Prince Edward, duc de York et frère du Prince Charles, l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak. A partir de là, de très nombreux épisodes et précisions inédites sont citées, appuyés sur la thèse déjà connue et documentée (sans avoir été prouvée, bien entendu) qu’Epstein travaillait et était largement financé par le Mossad, pour réunir des éléments de chantage contre des personnalités à partir de ses activités de pédophilie et de souteneur d’une organisation  pédophile internationale.

Il y a un élément singulièrement intéressant dans son texte, pour l’amorce d’une connexion qu'établit Madsen, qui est la French Connection, du film fameux du début des années 1970, tout autant que le détail événementiel jusqu’ici peu exploité de la date du procès, – cela nécessitant qu’Epstein reste en vie dans sa prison d’ici là, échappe au suicide ou aux mauvaises fréquentations... On trouve ces choses sur la fin du texte, dont voici les quelques derniers paragraphes, avec des indications donnent un exemple du travail de Madsen.

« Le ‘Miami Herald’ et ses journalistes et rédacteurs en chef qui ont découvert et publié nombre de détails sur l'affaire Epstein ont été menacés. Il en va de même pour les politiciens qui ont dénoncé les catalyseurs politiques d'Epstein en Floride. Parmi les personnes menacées se trouve la sénatrice Lauren Book, de l'État de Floride. En raison de sa poursuite acharnée des pédophiles dans le gouvernement de l'État de Pennsylvanie, le procureur général Kathleen Kane a été inculpée sous de fausses accusations, forcée de démissionner de ses fonctions et condamnée à la prison. L’ancien ministre de la Santé de l'île de Jersey, Stuart Syvret, a été qualifié par les médias de “conspirationniste” pour son enquête sur les abus sexuels d'enfants à l'orphelinat de Haute de Garenne sur l'île. Dans une interview accordée en 2007 à un magazine français, le président français Nicolas Sarkozy a choqué la France en déclarant qu'il était “enclin à penser que des gens naissent pédophiles, et que c'est aussi un problème que nous ne savons pas comment gérer”. Il y a aussi le fait étrange que l'actuel président français, Emmanuel Macron, a commencé, à l'âge de 15 ans, une relation avec son instituteur, qui est aujourd'hui son épouse et Première Dame de France. Bien qu’Epstein ait été arrêté dans un aéroport du New Jersey après son retour de Paris en avion privé, les autorités françaises ont été lentes à ouvrir une enquête sur les activités d’Epstein en France.
» C’est le camouflage de son activité pédophile passée qui avait conduit en prison l'ancien président (républicain) de la Chambre des Représentants des États-Unis, Dennis Hastert, lequel avait été en tant que Speakerde cette assembléele deuxième dans l’ordre de la succession à la présidence des États-Unis.
» Le procès fédéral d’Epstein doit commencer durant l’été 2020, en plein milieu de la campagne présidentielle américaine. Les preuves produites, dont on dit qu’elles comptent plus d’un million de pages, ne manqueront pas d’influer sur le résultat de l’élection. La relation étroite que Trump a entretenue une seule fois avec Epstein pourrait être la raison pour laquelle tant de membres républicains de la Chambre des Représentants ont décidé de ne pas se représenter. Ce qui devait être une déroute des Républicains [au Congrès] en 2020 pourrait être un tsunami si le procès Epstein produisait les informations explosives attendues sur les habitants milliardaires de l'île de Palm Beach en Floride, où se trouvent Epstein, Trump et d'autres méga-riches qui animent et secouent la chronique. »

Ainsi confirmons-nous ce qui nous paraît remarquable dans le commentaire de Madsen, qui est la mise en évidence de  l’aspect international des activités de Epstein, présente d’ailleurs dans l’acte d’accusation : « L’inculpation par le procureur du district sud de New York (SDNY) du riche investisseur Jeffrey Epstein, accusé de trafic sexuel international et d'une conspiration plus large pour commettre de telles activités, a provoqué des ondes de choc dans les milieux politiques, économiques et sociaux des États-Unis et d'autres pays», écrit Madsen, qui précise qu’« Epstein utilisait un faux passeport autrichien pour voyager en France, en Espagne (y compris dans les îles Canaries), en Arabie Saoudite et au Royaume-Uni ». (Cette remarque suit la précision, dans la littérature de Madsen, que le Mossad est réputé pour sa virtuosité dans la fabrication de faux passeports.)

La caractéristique de l’affaire Epstein, qui semble devoir impliquer tant de personnalités avec un acte d’accusation comptant autour d’un million de pages, est qu’elle éclate dans une période très particulière aux USA, où la polarisation, la haine entre les groupes politiques concurrents atteignent des allures de guerre civile. Il est donc extrêmement difficile d’effectuer un regroupement général, disons du Système, pour faire taire un homme qui semble pouvoir faire des dégâts considérables dans les rangs des élitesSystème internationales. Certains, à tous les niveaux, à des postes opérationnels ou à des postes de décision, considèrent de leur intérêt de faire parler Epstein en public, au cours d’un procès qui leur permettrait d’utiliser les innombrables méandres du système juridique US pour pousser leur avantage. Certains, — et Madsen lui-même le suggère, – peuvent juger et jugent en fait que les révélations d’Epstein pourraient impliquer Trump alors que la campagne présidentielle USA-2020 serait en plein développement sinon dans sa phase finale.

La réalité est que le désordre est aujourd’hui si grand aux USA, qu’il ouvre pour cette affaire une perspective imprévisible. Le désordre se manifeste dans les affrontements idéologiques, dans les méthodes employées par Trump, dans la présence déstabilisante de l’affectivisme affectant l’antitrumpisme (et par conséquence indirecte, les partisans de Trump), également tout cela dans les rangs de ceux qu’on nomme les “super-riches” qui sont dans des camps idéologiques opposés et se trouvent dans la classe directement impliquée dans l’affaire Epstein. Cette situation fait qu’il ne semble guère y avoir de moyen sûr (regroupement impossible pour l’intérêt général) pour le Système pour empêcher à coup sûr que cette affaire se transmue dans des conditions imprévisibles en un énorme scandale sinon une “crise”, et une crise dépassant évidemment les USA si l’on en juge par les relations actives d’Epstein. C’est dans ce sens que les allusions de Madsen à des prolongements en France sont également intéressantes, – puisque la France, suggère Madsen, semble avoir été, avec les trois autres pays cités et un faux-passeport autrichien, un terrain d’élection pour l’activisme d’Epstein. 

En ces divers caractères, en ce sens de ce qui semble la quasi-impossibilité de faire taire Epstein par un regroupement des oligarchies possédantes qui suivent les prescriptions maléfiques de la pédophilie plus encore comme signe d’une décadence d’effondrement que comme perversion courante du genre humain, l’affaire Epstein, pouvant devenir “crise Epstein”, pourrait bien se signaler comme un cas sans précédent. Si c’est bien ce cas-là, les astres seront présents au rendez-vous pour gravement interférerdans des événements déjà prévus comme déstabilisants.

Mis en ligne le 7 août 2019 à 13H55

 

 

....CORRELATs

 

 

 

 

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La "liquidation" du christianisme

En 1959, deux ans avant sa mort, C.G. Jung évoquait comme fort possible la perspective de la "destruction définitive" du "mythe chrétien".

Il ajoutait que seule la psychologie pouvait encore "sauver" ce mythe.

Il disait que, par une nouvelle "compréhension de la mythologie" et de son rôle dans les "processus intrapsychiques", "il serait possible d'arriver à une nouvelle compréhension du mythe chrétien, et tout particulièrement de ses déclarations apparemment choquantes et par trop incompatibles avec la raison. Si le mythe chrétien ne doit finalement pas devenir obsolète, ce qui signifierait une liquidation d'une portée imprévisible, l'idée d'une interprétation plus orientée par la psychologie s'impose pour sauver le sens et la teneur du mythe. Le danger d'une destruction définitive est considérable."i

Le christianisme, dès l'origine, avait déjà été considéré comme "scandale pour les Juifs, et folie pour les Grecs"ii. Deux mille ans plus tard, voilà qu'il devient même "choquant" pour les Suisses (et "obsolète" pour les psychologues)...

La chute des vocations religieuses, la désertion des fidèles et le déclin du denier commençaient déjà à se faire sentir à la fin des années 50 du siècle dernier. Tout cela semblait donner quelque consistance à ces prophéties de "destruction" et de "liquidation" du "mythe chrétien", suite logique à sa supposée "obsolescence".

Le mouvement de désaffection à l'égard du christianisme n'a pas cessé de progresser depuis les six dernières décennies, pourrait-on ajouter, du moins si l'on s'en tient aux indicateurs déjà mentionnés.

Le "mythe chrétien", pour reprendre l'expression de Jung, est-il donc désormais agonisant, ou même "mort"?

Et si oui, peut-on encore le "ressusciter"?

Et s'il pouvait en effet être ressuscité, ce serait sous quelles forme, et pour faire quoi?

Tel un saint Georges terrassant le dragon de l'obsolescence, cette obsolescence moins flamboyante que sournoise, silencieuse, mais avaleuse de mythes, Jung brandit en son temps la lance victorieuse de la psychologie, seule capable selon lui de redonner vie au mythe chrétien.

Pour comprendre l'idée de Jung (l'idée de l'assimilation du christianisme à un "mythe" - et à un mythe en voie d'obsolescence), il faut en revenir à ce qui fonde toute sa compréhension du monde, l'existence de l’inconscient, et le caractère "créateur" de la psyché.

Pour Jung, . "Lorsque nous déclarons que quelque chose existe, c'est que nous en avons nécessairement une représentation (...) et la "représentation" est un acte psychique. De nos jours pourtant, "seulement psychique" veut tout simplement dire "rien". En dehors de la psychologie, seule la physique contemporaine a dû reconnaître qu'aucune science ne peut être pratiquée sans psyché."iii

Cette dernière assertion semble faire allusion à l'opinioniv  de l’École de Copenhague, durement combattue par Einstein et consorts, mais opinion à laquelle les derniers développements conceptuels et expérimentaux paraissent aujourd'hui donner raison.

Malgré de telles assurances, au plus haut niveau théorique et expérimental de la science contemporaine, et malgré les succès flatteurs de la psychologie analytique, C.G. Jung, tout en étant au sommet de sa carrière éclatante, semblait cependant amer d'avoir à se battre encore et encore contre le cliché éculé (typique des temps modernes) selon lequel le "seulement psychique" veut dire "rien".

Sans doute blessé cruellement au fond de son âme, C.G. Jung a peut-être voulu prendre une terrible revanche, en montrant que ce "rien" peut tout de même, et en peu de temps, mettre à bas l'une des plus importantes fondations de la civilisation européenne, et même mondiale...

L'inconscient existe, c'est une certitude pour Jung, et pour beaucoup de monde. Mais peu nombreux sont ceux qui ont compris l'immense pouvoir, quasi-divin, ou même divin tout court, de cette entité.

"Personne n'a remarqué, explique Jung, que, sans psyché réflexive, il n'existe pour ainsi dire aucun monde, que donc la conscience représente un second créateur et que les mythes cosmogoniques ne décrivent pas le commencement absolu du monde mais bien plutôt la naissance de la conscience comme second créateur."v

Avant Jung: Au commencement Dieu a créé la terre, etc.

Après Jung: L'Inconscient a créé l'idée que "Dieu a créé la terre etc.".

Les mythes correspondent à des développements psychiques. Ils peuvent croître et mourir, tout comme ces derniers. "Les archétypes ont tous une vie propre qui se déroule selon un modèle biologique."vi

Cette métaphore du "modèle biologique" doit être prise au sens propre, incluant la naissance, la maturité et la mort.

" Un mythe reste un mythe, même si certains le tiennent pour la révélation littérale d'une vérité éternelle; mais il est voué à la mort si la vérité vivante qu'il contient cesse d'être un objet de la foi. Il est nécessaire, en conséquence, de rénover sa vie de temps en temps par une réinterprétation. Cela signifie qu'il faut le réadapter à l'esprit du temps, qui change (...) Aujourd'hui le christianisme est affaibli par la distance qui le sépare de l'esprit du temps. Il a besoin de rétablir l'union ou la relation avec l'âge atomique, qui représente dans l'histoire une nouveauté sans précédent. Il faut que le mythe fasse l'objet d'un nouveau récit dans un nouveau langage spirituel."vii

Toutes les nuances du modèle biologique peuvent être subsumées sous un concept de vie bien plus large, une puissance de sens bien plus globale, incluant en particulier l'idée de résurrection (-- idée, on le rappelle, "scandaleuse", "folle" et "choquante").

Si on applique en particulier l'idée de résurrection au mythe chrétien lui-même, il est possible que ce dernier échappe en fait à son destin naturel, "biologique", et à sa mort inévitable, à condition qu'on le soumette à une "rénovation" totale, à une inouïe réinterprétation, conditionsine qua non de sa "résurrection".

L'idée de la "résurrection" d'un mythe incarné par un Sauveur mort, et dont les apôtres fondent leur foi sur la certitude de sa résurrection (ainsi que le rappelle Paul), ne manque pas de sel.

Mais pour goûter ce sel, encore faudrait-il pouvoir réinterpréter la résurrection du Christ sous les espèces d'une nouvelle "résurrection",qui soit plus en accord avec l'esprit du temps (atomique).

L'idée d'un esprit du temps 'atomique' était sans doute évidente pour un psychologue vivant dans les années 50, après Hiroshima, Nagasaki, et la montée des menaces d'hiver nucléaire rendues tangibles par les arsenaux de la guerre froide.

De nos jours, l''esprit du temps 'de notre temps'est un peu moins 'atomique', semble-t-il, et davantage 'climatique'ou 'planétaire'. Il est porté à se laisser influencerpar denouvelles menaces globales, celles vers lesquelles pointent le réchauffement planétaire et l'extinction prévisible de pans entiers de la biosphère.

Dans ce nouveau contexte, que signifient"rénover" ou "ressusciter" le mythe chrétien de la "résurrection"(en tant qu'il se distingue par exemple desmythesde la résurrection d'Osiris ou de Dionysos)?

Une première réponse serait de l'appliquer (assez littéralement) à la résurrection putative des millions d'espèces animales et végétales désormais disparues.

Mais l'idée d'un christianisme 'écologique's'appuyant pour renaître lui-même sur la résurrection effective de milliards d'insectes ou d'amphibiens suffirait-elle à faire revenir les fidèles dans les paroisses et à ressusciter les vocations?

On peut en douter.

Ce n'est pas qu'il ne faille pas s'efforcer de faire revenir à la vie les espèces défuntes, si cela est encore humainement (ou divinement ?)possible. Le mythe moderne qui se constitue sous nos yeux laisse d'ailleurs imaginer qu'un jour quelquestraces d'ADN suffiront à recréer des mondesdisparus.

Une telle recréation par quelques savants prêtres futurs, compassés dans leur blouse blanche, serait alors en soi une sorte de miracle, susceptible de faire fondre les cœurs les plus durs, les plus fermés.

Mais l'on peut aussi supputer que ce serait encore insuffisant pour exfiltrerle "mythe chrétien" hors de sa spirale d'obsolescence, dans laquelle des millénaires accumulés semblent l'enfermer.

Mais quoi? s'insurgera-t-on, la résurrection d'une immense quantité de faune et de flore, abolie de la surface du globe, ne serait-elle pas comme une sorte de symbole vivant de la résurrection d'un Sauveurmort il y a deux mille ans?

Cela ne suffirait-il pas à annoncer au monde, urbi et orbi,que l'idée même de résurrection n'est pas morte, mais à nouveau bien vivante?

Non cela ne suffirait pas, doit-on arguer avec regret.

Comment mettre en balance la résurrection de seulement la moitié de la biodiversité terrestre avec celle du seul Messie universel?

Les enchères montent, on le voit.

Si Jung dit vrai, l'Humanité dans sa majorité ne peutplus croire au mythe même du salut et de la résurrection (tel qu'incarné par le Christ, dans l'Histoire, il y a deux mille ans).

Pourquoi? Parce que ce Messie-là semble trop daté, trop local, trop galiléen, trop nazaréen même.

Le récit de ce Messie-là  ne vit plus comme auparavant.

Pourquoi? On ne sait. L'esprit du temps "a changé".

Et ce n'est pas les récitsde l'agonie de la faune et de la flore mondiales, aussi émouvantssoit-ils, qui sauront"convertir"des esprits privés de toute perspective cosmique, et plus encore de vision eschatologique,à l'appel d'un mythe chrétien "rénové".

Dans le meilleur des cas, le sauvetage et la résurrection (momentanée?) de la moitié ou même des neuf dixièmes de l'Anthropocène ne sauraient jamais être qu'un bip bref sur le radar des temps longs.

Nous ne vivons plus dans la Judée romaine. Il faudrait, pour être audible aujourd'hui, un peu plus que la multiplication de quelques pains, la marche sur des eaux calmées ou la résurrection de deux ou trois comateux, à peine revenus de leurs E.M.I.; il faudrait même beaucoup plus que la résurrection (adaptée à l'esprit du temps) d'un Fils de l'Homme, un Fils de Dieu, à la fois descendu aux Enfers et monté aux Cieux.

Après une saison 1, qui se termine en apparence avec une audience en forte baisse, la saison 2 du christianisme, si l'on veut qu'elle attire un public résolument planétaire, doit repartir sur des bases surprenantes pour l'imagination et fascinantes pour l'intelligence.

La raison et la foi doivent être réellement bouleversées, saisies, pétrifiéesde stupeur, puis transportées d'"enthousiasme" par les perspectives nouvelles qui veulent s'ouvrir, qui doivent s'ouvrir.

Il faut donc changer de mots, changer de mondes, changer d'époques, et changer de noms.

La petite Galilée doit désormais prendre la place même des Galaxies et des Mondes.

Le Charpentier ressuscité doit pouvoir équarrir les trous noirs, raboter les constantes universelles et balayer l'énergie sombre, comme une simple sciure cosmique.

Le Messie jadis mort doit maintenant vraiment revivre devant nous,et d'un seul coup déchirer tous les voiles, les voiles de tous les Temples, de tous les Âges, et de tous les esprits, dans tous les temps, que ce soit au fin fond des super-amas galactiques, comme au cœur des quarks.

Vaste programme.

 

 

iLettre de C.G. Jung au Pasteur Tanner Kronbühl (12 février 1959). In C.G. Jung. Le divin dans l'homme. 1999. p.136

ii1 Co 1,23

iiiLettre de C.G. Jung au Pasteur Tanner Kronbühl (12 février 1959). In C.G. Jung. Le divin dans l'homme. 1999. p.135

ivL’École de Copenhague, menée par Niels Bohr, met en scène le rôle intrinsèque de "l'observateur" dans la définition expérimentale de la "réalité" observée.

vLettre de C.G. Jung au Pasteur Tanner Kronbühl (12 février 1959). In C.G. Jung. Le divin dans l'homme. 1999. p.135

viLettre de C.G. Jung au Révérend David Cox (12 Novembre 1957). In C.G. Jung. Le divin dans l'homme. 1999. p.128

viiLettre de C.G. Jung au Révérend David Cox (25 Septembre 1957). In C.G. Jung. Le divin dans l'homme. 1999. p.126

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CHRISTELLE ENAULT

 

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Le passé éclaire-t-il le présent ? (2/6). Il ne faut pas attendre d’une histoire nationale désormais fragmentée qu’elle donne à nos contemporains une ligne de conduite, estime, dans un entretien au « Monde », l’historien Patrice Gueniffey.

Spécialiste de la Révolution et de l’Empire, l’historien Patrice Gueniffey est directeur de recherche à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Ne dissimulant pas son plaisir d’historien à renouer avec le genre de la biographie – il est l’auteur d’un Bonaparte (1769-1802) (Gallimard, 2013) –, il défend une vision de l’histoire de France qui ne renonce pas à ses grands hommes. Il est l’auteur de Napoléon et de Gaulle. Deux héros français (Perrin, 2017) et des Grandes Décisions de l’histoire de France (Perrin-Le Point, 2018), ouvrage codirigé avec François-Guillaume Lorrain.

Dans l’un de vos ouvrages récents, vous décriviez une société qui, « ne croyant plus avoir de prise sur l’avenir, se détourne du passé ». Pourtant, certains événements ou périodes historiques sont de plus en plus souvent convoqués pour expliquer les situations présentes : cela ne traduit-il pas un besoin d’histoire dans la société ?

« Ce que le mouvement des “gilets jaunes” a d’inédit est masqué par la référence aux révoltes d’Ancien Régime »

De telles références sont fréquentes dans les discours politiques ou médiatiques, mais je ne suis pas sûr qu’elles frappent beaucoup l’opinion publique. Il y a bien sûr des éléments de comparaison. On parle de jacquerie à propos des « gilets jaunes » ; effectivement, c’est un mouvement de protestation qui vient de la France périphérique, la vraie « province » d’aujourd’hui, porté par des gens qui ne sont pas organisés et s’estiment exclus de la représentation politique. Ça éclate tout d’un coup, sans sommation, et c’est en train de retomber de la même façon – jusqu’à la prochaine fois. Mais ce que ce mouvement a d’inédit est masqué par la référence aux révoltes d’Ancien Régime. A cet égard, le niveau de violence est inédit lorsqu’on le rapporte à l’aversion habituelle des sociétés démocratiques envers celle-ci. Cela en dit long sur le fossé qui sépare l’appareil d’Etat et une partie de la société française. C’est cela qui est nouveau et qui n’a d’équivalent ni en Mai 68 ni dans les mouvements syndicaux des années précédentes, comme en 1995.

En fait, l’histoire ne se répète jamais, et je ne suis pas certain qu’elle puisse aider à comprendre l’actualité. Toute situation historique est absolument spécifique et non reproductible. Je ne crois pas à la phrase de Marx selon laquelle « l’histoire se répète toujours deux fois, la première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce ». Si la « France périphérique » est au cœur du mouvement des « gilets jaunes », cette France-là, délaissée et abandonnée par l’Etat, n’existait pas il y a un demi-siècle. C’est un phénomène sans précédent dans l’histoire française, où l’Etat, monarchique puis républicain ou jacobin, s’est toujours beaucoup préoccupé d’assurer, en échange de la paix civile et d’un minimum de facilités, un contrôle équilibré sur le territoire. Comme le disait Valéry, l’histoire, « c’est la science des choses qui ne se répètent pas ».

Ce désintérêt de nos contemporains pour l’histoire ne vient-il pas de l’éloignement des événements traumatiques qui peuvent marquer des générations entières, par exemple la mémoire de l’Empire pour les hommes du XIXe siècle ou celle de l’Occupation ?

C’est un mouvement global. Plus on descend l’échelle des âges, plus l’histoire est une composante qui compte peu dans la vie des gens. Pour autant, les événements traumatiques ne manquent pas. La jeune génération est celle qui aura vécu avec la menace du terrorisme, mais je ne crois pas qu’elle sera plus attentive à l’histoire que la génération précédente. L’idée d’héritage est en train de s’effacer dans nos sociétés démocratiques. Et ce n’est pas spécifique à la France, on l’observe aussi en Angleterre ou en Allemagne, même si, chez nous, le phénomène est sans doute aggravé par la crise de l’Etat, dans un pays où celui-ci a toujours été le porteur de l’unité et de l’identité de la nation.

« Cet éloignement par rapport à la dimension historique est très certainement lié à l’effacement de l’idée du progrès »

Cet éloignement par rapport à la dimension historique est très certainement lié à l’effacement de l’idée du progrès, qui a accompagné la vie des sociétés européennes depuis le XVIIe siècle. Celle-ci donnait un sens au passé, puisqu’on concevait l’histoire comme un processus continu, où chaque époque annonçait des lendemains meilleurs. Les tragédies du XXe siècle, la chute du communisme et les mutations du capitalisme ont brouillé cette représentation où la foi en l’avenir témoignait de l’importance du passé. Deux croyances l’ont remplacée, qui participent plus de la soumission à la fatalité que du volontarisme hérité des Lumières : l’idée de l’irréversibilité de la logique économique, et l’idée d’une menace sur la continuation même de la vie humaine sur notre planète.

Cette conscience de l’apocalypse ne pourrait-elle pas constituer un état d’esprit favorable à la réécriture d’une philosophie de l’histoire ?

« Si vous pensez que tout va s’arrêter, et à l’échelle d’une ou deux générations, quel sens donner à l’histoire ? »

Manifestement, ce n’est pas le cas aujourd’hui. Avec le discours catastrophiste actuel, il y a bien une résurgence de l’idée de fin du monde, mais ce n’est pas l’idée de l’accomplissement d’une promesse, contrairement à l’eschatologie chrétienne. Dans l’apocalypse écologique, la catastrophe n’est pas porteuse d’un sens collectif et individuel. Elle porte plutôt à se distraire de l’avenir en s’immergeant dans un présent dont on espère qu’il durera le plus longtemps possible. C’est logique : si vous n’envisagez pas l’avenir, vous n’avez pas de raison de vous intéresser au passé. Si vous pensez que tout va s’arrêter, et à l’échelle d’une ou deux générations, quel sens donner à l’histoire ?

Quelle histoire reconstruire sur les bris d’une mémoire aujourd’hui fragmentée ?

La perte du récit commun constitue une mutation majeure dans l’histoire des mentalités collectives. La recherche de ce que j’appellerais « l’être commun » – le sens de former une communauté – a été perdue de vue. L’histoire, aujourd’hui, se fragmente en « studies », qui rencontrent une vague audience dans des communautés ciblées au préalable, qu’elles soient religieuses, sexuelles ou ethniques. Chacun a son histoire, une histoire qui n’est pas celle de ses voisins, et qui est d’ailleurs souvent conflictuelle avec la leur.

Cependant, il serait vain d’espérer réécrire ce récit commun. Il faut se résoudre à cette perte d’audience de l’histoire, même si l’intérêt pour celle-ci demeure dans certains secteurs de la société. Par exemple, la France catholique demeure très attachée à l’histoire, parce que c’est un peu sa défense dans un monde qu’elle perçoit comme hostile : elle y lit la justification de sa place et de son influence dans la société. L’histoire est un instrument identitaire, il ne faut pas ignorer cette fonction : si l’histoire la perd, elle ne rencontre plus qu’un écho limité. Alors, certes, le goût pour l’histoire, ce que l’on appelait autrefois « l’esprit antiquaire », demeurera : c’est après tout un délassement très agréable que de lire un bon livre d’histoire. C’est souvent beaucoup mieux qu’un roman, pour la plupart affligeants aujourd’hui.

A quelles attentes les historiens doivent-ils donc répondre aujourd’hui ?

Le rôle de l’historien dans la société n’a pas survécu à l’extinction du mythe révolutionnaire chez les Français, que la commémoration du bicentenaire de 1789 a rendu patent. Les deux grandes figures que l’on a choisies alors l’ont été parce qu’elles paraissaient les plus en phase avec les valeurs démocratiques contemporaines : Condorcet et Grégoire. Mais c’étaient aussi deux figures de vaincus, au surplus fort ternes et peu enthousiasmants. Ce qui se défait en 1989, c’est la faillite du volontarisme politique qui s’incarnait dans la Révolution française. Au moment du bicentenaire, l’effondrement du communisme et la grave crise dans laquelle entrait la gauche après le tournant de la rigueur, et dont elle n’est toujours pas sortie, ont emporté tout un univers de croyances. La gauche ne peut vivre sans ses mythes. On le voit bien aujourd’hui avec Macron : la gauche dépouillée de ses mythes (et je n’emploie pas ce terme péjorativement), c’est la droite.

Mais cette histoire qui s’est effacée en 1989, c’est une histoire des peuples, telle que la racontait Michelet, et ce n’est pas tout à fait celle que vous prônez, vous qui insistez sur « l’exceptionnalité », une histoire faite par les individus…

« Les historiens ont, heureusement, renoncé pour la plupart d’entre eux à la prétention à “guérir” les Français des “blessures” de leur imaginaire historique »

Aucun autre peuple ne compte dans son histoire à la fois Jeanne d’Arc, Napoléon et de Gaulle. Michelet était convaincu qu’il y avait là le symptôme d’une pathologie française qu’il voulait guérir en montrant que « la France s’était faite elle-même ». Je crois que les historiens ont, heureusement, renoncé pour la plupart d’entre eux à cette prétention à « guérir » les Français des « blessures » de leur imaginaire historique. Et l’histoire sans ses héros est incompréhensible.

N’assistons-nous pas aujourd’hui à un retour de « l’exceptionnalité » dans l’histoire et dans la politique ?

L’Europe se rêve comme un espace d’après la politique, mais celle-ci revient partout autour d’elle : des Etats superpuissants et menaçants, conduits par des leaders « exceptionnels », au sens littéral du terme, et prêts à défendre leurs intérêts par tous les moyens que la politique a toujours mis à la disposition des puissants. Elle a pourtant la capacité d’agir comme puissance politique, elle qui a porté tout au long de son histoire l’idée de liberté. Au-delà des mémoires conflictuelles d’une histoire nationale fragmentée, je crois qu’il y a de la place pour retrouver la dimension d’une histoire européenne comme instrument de puissance. Une Europe forte reste à construire. Y réussir permettrait de renouer l’alliance de la puissance et de la civilisation.

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FIGAROVOX/ENTRETIEN - L’auteur de Décomposition française a analysé avec une rare justesse le processus d’intégration. Elle voit dans les débordements qui ont émaillé les victoires de l’Algérie lors de la Coupe d’Afrique des nations l’expression d’une défiance d’une partie des enfants de l’immigration à l’égard de la France.

LE FIGARO. - Dimanche dernier, après la qualification de l’Algérie, il y a eu 282 interpellations suite aux désordres causés par des supporteurs algériens. Doit-on y voir de simples «débordements» liés à la liesse ou le symptôme d’un malaise plus profond?

- Crédits photo : LUCAS BARIOULET/Le Figaro

Malika SOREL. - Ce n’est pas la première fois qu’on observe ce phénomène, et cela prend une ampleur inquiétante, du fait du nombre de personnes enclines à braver l’ordre républicain. Par ailleurs, hisser ou planter un drapeau n’est jamais anodin. C’est un acte éminemment politique qui symbolise, tout comme l’hymne national, un ancrage moral, l’attachement à un socle de principes et de valeurs, et bien sûr un enracinement sentimental. Brandir le drapeau sous le nez de l’ancien pays colonial, c’est l’expression d’une revanche sur l’Histoire. Une revanche qui s’est trouvée légitimée par le candidat Macron lorsqu’il a accusé la France de «crime contre l’humanité».

L’Occident freudien justifie, excuse, et son monde politique affiche au grand jour sa trouille des «jeunes» de l’immigration. Il est donc perçu comme accommodant, conciliant, peureux: traduire «dévirilisé». Cet Occident n’inspire plus ni respect ni crainte, sentiments ici intimement liés. Est désormais profondément ancrée la conviction que pour obtenir, il faut faire peur ; terrible spirale!

«C’est la capitulation de l’État qui pousse un nombre croissant de personnes de l’immigration à tourner le dos à l’intégration culturelle»

Malika Sorel

Au-delà des violences, comment expliquez-vous ce besoin d’afficher bruyamment leur identité d’origine pour des jeunes souvent nés en France?

C’est bien la démonstration que la naissance en France n’est pas un critère d’analyse pertinent! L’arrivée continue de migrants produit un ré-enracinement dans les mœurs d’origine. L’intégration s’est dégradée dans le temps avec le refus croissant de respecter les principes républicains, à commencer par la laïcité et la liberté qui permet à chacun de choisir sa propre vie. Ce sont les femmes qui en subissent de plein fouet les conséquences. J’ai souvent pensé que si les menaces avaient pesé en priorité sur les hommes, nos gouvernants auraient su réagir promptement.

Afficher son identité d’origine, c’est montrer son allégeance et ainsi avoir la paix, car à mesure que l’État cédait aux revendications communautaires, le groupe culturel d’origine accroissait sa pression - voire sa répression - sur chacun des membres supposés lui appartenir. C’est la capitulation de l’État qui pousse un nombre croissant de personnes de l’immigration à tourner le dos à l’intégration culturelle.

Autre faute: avoir installé une prime à la non-assimilation. Du fait des politiques de discrimination positive progressivement mises en place, s’afficher ou se revendiquer de la «diversité» peut parfois faire office de coupe-file. Il n’y a plus vraiment de raison pour que les enfants de l’immigration s’assimilent. Or, le gouvernement prévoit d’intensifier ces politiques.

«Il ne fait plus bon être français dans ce pays que je ne reconnais plus. Mon chagrin est infini»

Malika Sorel

«C’est un pauvre cœur que celui auquel il est interdit de renfermer plus d’une tendresse», expliquait Marc Bloch dans L’Étrange Défaite. Peut-on reprocher aux enfants de l’immigration leur fierté pour leurs origines? Celle-ci est-elle incompatible avec le respect, voire l’amour, de la France?

Nul n’interdit de renfermer plusieurs tendresses dans son cœur, mais Marc Bloch disait bien plus important: que la France était la patrie dont il ne saurait déraciner son cœur et qu’il s’était efforcé de la défendre de son mieux. Il est mort pour la France! Nous ne sommes pas du tout dans la même situation. Nombre de parents éduquent leurs enfants dans un respect quasi religieux de leur pays d’origine. Et c’est lui qui devient ainsi le vrai pays de leurs enfants. Un pays qui n’a rien fait pour eux et qu’ils adulent. Quant à la France, c’est elle qui leur a donné ce qu’ils possèdent, les prend en charge si besoin… Le problème n’est donc pas économique, et l’amour ne se décrète ni ne s’achète!

Le passé douloureux de la France se trouve constamment remis sur le devant de la scène, et il n’est plus question que de lutte contre des discriminations et une «islamophobie» dont les Français de souche se rendraient coupables. Des lois sont votées pour contraindre l’expression et empêcher ainsi les Français de dire ce qu’ils ont sur le cœur. Il ne fait plus bon être français dans ce pays que je ne reconnais plus. Mon chagrin est infini.

Dans votre dernier livre notamment, Décomposition française, vous montrez toute la complexité du processus d’assimilation. Est-ce toujours un choix douloureux?

Oui. S’assimiler à un autre peuple que celui de ses ancêtres est une décision personnelle, intime, qui se joue entièrement sur le registre affectif et moral. Au sein d’une même famille, et évoluant dans un même environnement, certains enfants s’assimilent, d’autres pas. Cette problématique dépasse par ailleurs largement l’approche simpliste et nuisible de l’origine des prénoms. Ayant travaillé à l’intérieur du système politique et administratif, je peux témoigner du fait que beaucoup de ceux qui ont participé à mener la France dans la situation actuelle portaient des prénoms chrétiens.

«L’intégration est un processus à l’issue non prédictible qui peut déboucher ou pas sur une assimilation»

Malika Sorel

Vous plaidez plutôt pour l’intégration…

Je plaide pour la reconnaissance du fait que l’intégration est un processus à l’issue non prédictible qui peut déboucher ou pas sur une assimilation. Or le code civil, qui imposait que l’octroi de la nationalité française soit subordonné à l’assimilation, a été violé. La citoyenneté a été vidée de sa substance. Plus grave encore, les papiers d’identité confèrent un droit de propriété sur la terre. Les élites ont donc disposé de la France comme si elle leur appartenait en propre, ce qui est contraire au principe démocratique inscrit dans la Constitution: «Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple».

François Hollande, dans Un président ne devrait pas dire cela, évoquait le risque de la partition. Comment l’éviter?

J’ai abordé à maintes reprises la liste des erreurs à éviter et des politiques à déployer. L’urgence ici, c’est d’alerter sur deux projets en cours qui pèseront sur la cohésion nationale. Le président a évoqué l’idée d’une organisation de l’«Islam de France». L’opération a déjà commencé dans les territoires avec une circulaire adressée aux préfets par le ministre Castaner. L’expérience montre que le risque existe que certains membres partagent de près ou de loin des idéologies incompatibles avec la République.

Or, la défense de l’intérêt général commande non pas le placement sous tutelle d’une partie des descendants de l’immigration, mais au contraire leur émancipation pour qu’ils puissent vivre leur religion dans sa seule dimension de foi, donc dépouillée de ses dimensions politiques. Par ailleurs, en reconnaissant récemment les diasporas africaines, le président donne corps à l’existence de plusieurs peuples sur un même territoire: les diasporas sont des peuples qui gardent un sentiment de leur unité malgré l’éclatement géographique (Dominique Schnapper). Il accélère, là aussi sans le vouloir, la partition de la France. Qui saura lui faire entendre raison? Il y a urgence.

*«Décomposition française. Comment en est-on arrivé là?» (Fayard) a reçu le prix Honneur et Patrie de la Société des membres de la Légion d’honneur.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 19/07/2019.