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Cette phrase je l'ai extraite ce matin du 22 septembre 2019, du livre comment vivre, une vie de Montaigne… de Sarah BAKEWILL ... (curieux, cela se termine par WILL …will comme volonté… comme France WILL …)

Commentaires .... À faire ultérieurement

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http://www.augustinus.it/francese/confessioni/conf_07_libro.htm Chemise transparente, pas de danse et Gipsy Kings :

le mariage espagnol de Manuel Valls (VIDEO)

 

En vue de rapprocher les politiques et les citoyens en permettant aux premiers de s’enquérir des préoccupations des seconds sur les questions sociales, politiques et économiques, et aux seconds de s’informer sur la gouvernance de l’Etat et sur les projets de société des partis politiques et candidats, le National Democratic Institute (NDI) organise des foras publics appelés “Town hall meetings” à Bamako et dans les régions.

Une vue du présidium lors de l'ouverture des travaux
Une vue du présidium lors de l’ouverture des travaux

Après la rive gauche, le mardi 18 juin 2013, c’était autour des acteurs politiques et les citoyens de la rive droite d’échanger, hier, à travers un forum organisé au Cres de Badalabougou dont le thème était : “Accès aux services sociaux de base-citoyenneté”.

Pour le consultant Zoumana Doumbia, la session est composée de deux types d’acteurs : ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui cherchent chaque jour leur pain et qui veulent se faire entendre par les premiers.

En somme, un jeu de rôle.

 

Les objectifs spécifiques de ce forum d’une journée étaient de susciter des échanges entre les acteurs politiques et les populations sur les questions sociales, politiques et économiques en envisageant les solutions possibles ; permettre aux partis politiques et aux candidats d’alimenter leurs projets et programmes de société à partir des problèmes réels des citoyens ; contribuer à rétablir la confiance entre les acteurs politiques et les citoyens et enfin encourager la participation aux élections générales de 2013.

A l’ouverture des travaux, le représentant résident du NDI au Mali, Dr. Badié Hima, a expliqué que près de 3 Maliens sur 5 (soit 58 %) interrogés dans le cadre de l’Afrobaromètre 2012 ont déclaré qu’ils ne se sentent pas proches d’aucun parti politique et que les partis politiques se sont avérés les plus faibles de toutes les institutions politiques au Mali.

Il ajoutera que les résultats de l’enquête d’opinion réalisée par la Fondation Friedrich Ebert Stiftung indiquent que les principales causes de la crise politico-institutionnelle, du point de vue des citoyens du district de Bamako, sont la mauvaise gestion des rébellions au nord et la faiblesse des partis politiques dans leur rôle de contrôle de l’exécutif. A ces causes, le rapport  ajoute la mauvaise gouvernance.

Selon le représentant résident du NDI au Mali, de nombreux experts s’accordent à dire que le développement des partis politiques au cours de la dernière décennie a été retardé par le “modèle du consensus” prôné et mis en pratique par le président renversé, Amadou Toumani Touré (ATT). Ce consensus a affaibli la culture de la contradiction, et par voie de conséquence, découragé les débats et la différenciation des programmes des partis politiques.

“La crise a révélé le besoin de communiquer entre l’Etat, les acteurs politiques et les citoyens, la nécessité ou l’importance pour la gouvernance de coller aux intérêts des citoyens. C’est pourquoi le NDI veut faire en sorte que les politiques et les citoyens puissent communiquer sur les affaires de la cité. C’est un exercice unique en son genre en Afrique. C’est un dialogue qui se fait dans la tolérance et nous souhaitons cette session la plus interactive et la plus fructueuse possible”, a souligné Dr. Badié Hima.

Pour le consultant Zoumana Doumbia, la session est composée de deux types d’acteurs : ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui cherchent chaque jour leur pain et qui veulent se faire entendre par les premiers. En somme, un jeu de rôle.
A. D.

 
 

 

Les discussions sur la bioéthique inquiètent le sociologue Jean-Pierre Le Goff, les conservateurs américains connaissent un nouvel essor, Alain Finkielkraut publie un essai autobiographique... Retrouvez chaque samedi la sélection du FigaroVox: décryptages, points de vue et controverses.

Chers abonnés,

«Nous étions d’accord sur presque tout, ce qui est une position plus dangereuse que les désaccords stricts», écrit Pascal Bruckner à propos de son ami Alain Finkielkraut dans les pages débats/opinion du Figaro. Être en accord sur tout, cela ne risque pas de nous arriver. Dans les pages Débats du Figaro et sur FigaroVox, nous nous faisons même un devoir de cultiver un désaccord fécond. Non pas par esprit de contradiction ou par goût de la polémique, mais parce que nous pensons que le débat, la controverse et la confrontation des idées enrichissent la démocratie et permettent une meilleur compréhension du réel.

Le débat cette semaine s’est concentré sur la filiation, bouleversée par le projet de loi bioéthique, les déclarations d’Emmanuel Macron sur l’immigration, la tension toujours aussi vive entre le monde judiciaire et le monde politique. Chroniqueurs, analystes, experts, intellectuels donnent leurs éclairages sur toutes ces controverses pour vous aider à vous faire une opinion.

Bon week-end!

Alexandre Devecchio, en charge du FigaroVox

 

• Grand format - Le projet de loi de bioéthique suscite de vives inquiétudes

Le projet de loi sur la bioéthique, qui autorise la PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires, sera débattu la semaine prochaine dans l’hémicycle du Palais Bourbon. Figure importante de la vie intellectuelle française, Jean-Pierre Le Goff réfute le caractère d’évidence que revêt la réforme aux yeux de ses partisans. Le philosophe et sociologue s’inquiète de voir toutes les objections balayées au nom du principe d’égalité. «Face à toute tentative de banalisation, il faut le rappeler: la loi qui permet la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes n’est pas une réforme adaptative comme les autres, dans la mesure où elle met directement en jeu une conception de la condition humaine, de la procréation et de la filiation. On sort du registre thérapeutique pour satisfaire les exigences d’une minorité et bricoler la filiation ; on flirte avec l’idée que “tout est possible” et que l’individu est roi.»


• Le débat du Figaro Magazine - Joffrin / Zemmour: Comment définir l’identité française?

L’auteur du Roman de la France (Tallandier) et celui du Destin français (Albin Michel) partagent une même passion pour notre récit national et ses grands hommes. Tous deux assument l’existence d’une identité française. Mais leurs visions de celle-ci sont radicalement opposées. Pour Laurent Joffrin, l’ADN de la France, c’est la liberté. Pour Éric Zemmour, c’est une lutte perpétuelle pour maintenir son unité. Tous deux ont accepté de débattre de leur vision de l’histoire de France.


• Les chroniques Débats-opinions / FigaroVox

Laure Mandeville - C’est la nouveauté de la rentrée: chaque jeudi soir, notre grand reporter au service international du Figaro repoussera les frontières du débat en animant une revue d’idées internationale. Cette semaine, Laure Mandeville a analysé le phénomène d’émergence d’un nouveau conservatisme américain. Rendre à la nation ce qui lui revient et réinventer une droite capable de s’opposer aux excès d’un libéralisme «devenu fou», tel est le credo de ces nouveaux conservateurs américains qui ont tenu leur conférence fondatrice en juillet dernier à Washington.

Renaud Girard - La stratégie de l’Iran face à Trump est hybride, juge notre chroniqueur international. Nous ne sommes pas dans la guerre napoléonienne. Pas de déclaration de guerre, pas de batailles frontales, pas de règle du jeu diplomatique. Comme dans la cyberguerre, il s’agit de rendre très difficile l’attribution des actes hostiles. Si elle voulait riposter par des frappes contre l’Iran, la Maison-Blanche aurait besoin de preuves irréfutables, car Téhéran nie toute responsabilité.

Olivier Babeau - «Sus au tourisme de masse, qui pervertit le sens du voyage!», lance notre chroniqueur Olivier Babeau. Autrefois entrepris pour aller à la découverte de l’autre ou de soi-même, le voyage n’est plus qu’un moyen de tromper l’ennui ou de se distinguer, juge-t-il.

• Les tribunes et entretiens du FigaroVox

Laurent Bouvet: «L’aveuglement sur l’immigration est l’une des raisons de l’échec historique de la gauche» - Dans son discours devant la majorité lundi soir, le chef de l’État a emprunté à Laurent Bouvet certaines de ses analyses, pointant notamment le sentiment d’«insécurité culturelle» des Français. Pour le professeur de sciences politiques, c’est un premier pas encore insuffisant: «Il faut une réflexion globale sur ce que j’appelle le “commun français”, c’est-à-dire sur ce qui constitue à la fois historiquement et aujourd’hui notre identité collective», estime-t-il.

Barbara Lefebvre: «Georges Bensoussan relaxé, une victoire pour la liberté d’expression» - La Cour de cassation vient de rejeter les pourvois des parties civiles accusant l’historien Georges Bensoussan d’incitation à la haine, confirmant sa relaxe. L’essayiste Barbara Lefebvre se félicite de cette décision, et pointe du doigt la judiciarisation des débats, obstacle selon elle à la liberté d’expression.

Jean-Éric Schoettl: «Relaxe des décrocheurs: le tribunal de Lyon légitime la désobéissance civile» - Le tribunal correctionnel de Lyon a relaxé deux personnes qui, s’étant emparées de la photo officielle d’Emmanuel Macron dans la mairie du IIe arrondissement de la ville, étaient poursuivies pour vol en réunion. Le juge théorise ce faisant la désobéissance civile, donne sa bénédiction aux prévenus et affiche sa sympathie idéologique envers eux, s’inquiète l’ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel Jean-Éric Schoettl.

Gilles-William Goldnadel: «Pourquoi Nétanyahou a marqué, pendant une décennie, la politique de son pays» - Dans l’incertitude des conciliabules politiciens en cours, Benyamin Nétanyahou pourrait bien ne plus présider aux destinées de l’État d’Israël. Les adversaires du premier ministre de l’État hébreu eux-mêmes doivent concéder qu’il a obtenu des résultats remarquables dans bien des domaines.

Stéphane Durand-Souffland: «Balkany paye la gravité des faits et son propre comportement» - «Ceux qui le plaignent aujourd’hui et dénoncent le comportement grossier des prévenus lambda ont-ils oublié que lors de son premier interrogatoire, à l’instruction, il s’était levé en clamant: “Je me barre”?», s’étonne notre chroniqueur judiciaire Stéphane Durand-Souffland.

• L’essai de la semaine - Le temps des magiciens, de Wolfram Eilenberger


1919. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, un élan de créativité sans précédent se produit dans l’histoire de la philosophie. Les ouvrages majeurs de Ludwig Wittgenstein, Martin Heidegger, Ernst Cassirer et Walter Benjamin marquent un tournant de la pensée occidentale qui va façonner la philosophie moderne. Critique de la technologie, crise de la démocratie, repli identitaire, développement durable: pour comprendre et interpréter les grandes questions contemporaines, il faut revenir sur les traces de ces quatre grands penseurs. De l’Autriche à la Forêt-noire en passant par Paris et Berlin, entre biographie et analyse philosophique, Wolfram Eilenberger, qui a été longtemps rédacteur en chef de Philosophie Magazine en Allemagne, retrace de manière très vivante les chemins de réflexion de ces quatre philosophes essentiels.

En mêlant la vie et l’œuvre de quatre philosophes de langue allemande dans les années 1920, le journaliste et philosophe Wolfram Eilenberger démontre combien notre époque n’est plus à la philosophie, estime Charles Jaigu dans sa recension pour Le Figaro .

Le temps des magiciens, par Wolfram Eilenberger, Albin Michel, 464 p., 22,90 €.

• La citation de la semaine

«Nous étions d’accord sur presque tout, ce qui est une position plus dangereuse que les désaccords stricts»

Pascal Bruckner, à propos de son ami Alain Finkielkraut dont il fait le portrait pour Le Figaro.

• Les rencontres du FigaroVox - Sonia Mabrouk, lundi 14 octobre

À l’occasion de la sortie de son nouvel essai, «Douce France où est passé ton bon sens?» (Plon), la journaliste racontera son parcours et reviendra sur les sujets qui traversent ses essais et son roman: la Tunisie et la France, les revenants du djihad, le courage des femmes face à la menace islamiste, la promotion des héros, de l’Histoire, de la culture et du bon sens élémentaire sans lequel il n’y a plus de société.

Lundi 14 octobre 2019 à 20h, Salle Gaveau. Réservez vos places sur le Figaro Store.

Découvrez les bonnes feuilles du livre de Sonia Mabrouk, sélectionnées par Alexandre Devecchio pour Le Figaro Magazine.


 

D’importants désaccords internes secouent le Vatican. Le mot «schisme» refait surface.

Il flotte en cet automne romain saturé d’humidité une atmosphère assez délétère sur l’une des sept collines de la capitale italienne, le Vatican. Ce lieu sacré du catholicisme où saint Pierre repose, selon la tradition, n’a jamais été tranquille. Mais le mot «schisme» y refait surface. Un schisme est une rupture dans la communion de l’Église où une partie de la communauté prend le large, à la suite d’un désaccord doctrinal. Le dernier en date, même si les auteurs récusent le terme «schisme», remonte à l’ordination de quatre évêques, contre l’avis de Rome, par Mgr Marcel Lefebvre, en juin 1988. Le grief portait sur le concile Vatican II (1962-1965) et la réforme de la liturgie.

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Les désaccords internes portent cette fois sur le train de réformes que le pape François, 266e successeur de Pierre, entend mener à bien. La plus spectaculaire sera accomplie d’ici à la fin octobre via un «synode sur l’Amazonie» convoqué par le Pape pour trois semaines au Vatican. Au menu de cette assemblée de plus de 200 évêques issus des neuf pays de cette région d’Amérique latine: l’écologie et l’ecclésiologie. L’ecclésiologie définit l’Église, sa mission, son organisation, ses problèmes. Dont le manque de prêtres. Ce qui conduit à l’idée de décider, lors de cette réunion, de la possibilité d’ordonner prêtres des hommes mariés, limitée pour le moment à la seule Amazonie.

Un Pape «très autoritaire»

Tout est actuellement soigneusement préparé pour que ce vote aboutisse. Ce qui donne des idées à d’autres Églises, comme celle d’Allemagne. En 2020, elle lance un «chemin synodal» en direction du mariage des prêtres et de l’ordination diaconale des femmes.

Cet été romain fut surtout le théâtre d’une exécution capitale d’une violence inédite. Ce n’est pas un homme qui a été tué, mais «son héritage le plus précieux», dit-on ici. Fin juillet, «l’institut Jean-Paul-II d’études sur le mariage et la famille» a été sciemment et discrètement décapité. Dans son corps professoral comme dans son enseignement. Exit la fameuse «théologie du corps» développée par le pape polonais, et la morale sexuelle classique, basée sur l’encyclique Humanae Vitae de Paul VI, contre la contraception. Dans les milieux concernés, c’est la consternation absolue.

D’autres turbulences agitent aussi la colline du Vatican: la réforme de la curie romaine, qui passe très mal en interne, et la récente sélection par François de nouveaux cardinaux. Ils recevront leur charge le 6 octobre, mais tous, sans exception, ont été choisis dans la ligne d’une Église d’abord engagée socialement.

«L’option schismatique dans l’Église est l’une des options que le Seigneur laisse toujours à la liberté humaine»

Le pape François

Le premier pape latino-américain en est à la sixième année de son pontificat. Il aborde cet automne délicat d’un pas toujours aussi décidé. Il aura 83 ans en décembre. Beaucoup autour de lui applaudissent sa vision et son élan. Mais des personnalités ecclésiales jusque-là bienveillantes pour les réformes, jugées utiles sur de nombreux points, commencent, pour les plus courageux, à dire que cela va trop loin. Quand d’autres grognent sous le manteau par peur de «représailles», car on dit le Pape «très autoritaire».

Ces clivages ont toujours existé en germe, mais ils se cristallisent désormais de part et d’autre à cause de ce débat sur le célibat sacerdotal qui annonce des orages sérieux.

François sait pourtant où il va. Il ne s’en est jamais caché et sait ne pas être toujours compris, comme il l’a reconnu le 10 septembre dans l’avion qui le ramenait d’Afrique: «Les critiques ne viennent pas seulement des Américains, mais d’un peu partout, même de la curie.» Quant à la perspective de «schisme», il a confié: «L’option schismatique dans l’Église est l’une des options que le Seigneur laisse toujours à la liberté humaine. Je n’ai pas peur des schismes, je prie pour qu’il n’y en ait pas, car la santé spirituelle de beaucoup de personnes est en jeu.»

«Nous avons de nombreuses écoles de rigidité au sein de l’Église»

Le pape François

En revanche, il est l’ennemi de «la rigidité» morale. C’est l’une des grandes batailles du pontificat. «Nous avons de nombreuses écoles de rigidité au sein de l’Église, a-t-il encore noté dans l’avion, qui ne sont pas des schismes, mais qui sont des voies chrétiennes pseudo-schismatiques, qui finiront mal. Quand vous voyez des chrétiens, des évêques, des prêtres rigides, derrière cette attitude il y a des problèmes, il n’y a pas la sainteté de l’Évangile.»

Le Pape sait aussi que dans les «périphéries», loin de cette colline vaticane, le poids de sa personnalité et de son message est intact. Il est porteur, à l’échelle planétaire, d’une espérance qui déclenche toujours de l’enthousiasme. Cette «aura» s’est toutefois nettement dégradée dans les pays occidentaux - les signaux se multiplient et sont connus de Rome - en raison de son ouverture à une immigration quasi sans limite.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 21/09/2019. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

 
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La reprise en main de l’institut Jean-Paul II, symptôme du malaise de l’Église

 

 

Fin juillet, «l’Institut Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille» a été décapité dans son corps professoral comme dans son enseignement. Exit la fameuse «théologie du corps».

«C’est l’affaire la plus grave que j’aie vue depuis des décennies de présence à Rome.» Le prélat qui parle est calme mais son visage est d’un sérieux absolu. Il en a pourtant vu cet homme, au fil des fonctions qu’il a occupées au Vatican, dont il sait à peu près tout. Ce qui l’oblige à tenir un strict anonymat. Très digne, il n’est en aucun cas réductible à l’étroite catégorie des «anti-François». Il nourrit un trop grand respect pour ce Pape comme pour ses prédécesseurs ayant donné leur vie pour le service de l’Église catholique. Mais, sur ce dossier, il est visiblement bouleversé.

Quel problème recèle une telle charge? Il s’agit de l’un des nombreux «petits» instituts universitaires catholiques romain: l’Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Il a été fondé par le pape polonais en octobre 1982.

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Sur le plan académique, ce lieu de formation était rattaché à l’université pontificale du Latran, l’une des grandes universités catholiques romaines. Trois cents étudiants, séminaristes, prêtres, religieux, mais aussi laïcs, le fréquentaient sans histoires depuis des décennies. Ils y préparaient une spécialisation dans les domaines éthiques et familiaux de bon niveau universitaire selon la morale classique de l’Église catholique, notamment inspirée par l’encyclique Humanae vitae. Plusieurs cardinaux importants, «papabile», y sont passés, comme le Canadien Ouellet et l’Italien Scola.

Ce centre de formation, modeste par sa taille mais au large rayonnement international du fait de son nom et par la fiabilité de son enseignement, vient d’être, fin juillet, vidé de sa substance dans ses programmes de formation et épuré sans états d’âme par l’exclusion d’une bonne partie du corps professoral qui se montrait le plus fidèle à l’enseignement moral de Jean-Paul II, défendu ensuite par Benoît XVI.

«Des professeurs méritants, n’ayant commis aucune faute sinon celle d’enseigner la morale classique de l’Église, se trouvent jetés comme des déchets»

Un enseignant exclu

Le pape émérite, Benoît, a été tellement choqué par cette nouvelle qu’il est en sorti de sa réserve, à sa façon. Il a aussitôt reçu, le 1er août, l’un des professeurs phares de cet institut, désormais remercié, Mgr Livio Melina, titulaire de la chaire de théologie fondamentale. Il est allé jusqu’à permettre qu’une photo prise avec lui soit publiée en signe de «solidarité» avec le corps enseignant défait et avec l’Institut tel qu’il avait été conçu par Jean-Paul II. Le tout au nom de la préservation de l’enseignement bimillénaire de la théologie morale catholique. Elle est fondée sur l’objectivité de l’acte moral de la personne humaine, qui n’est pas réductible à la seule subjectivité de l’individu, ce qui l’ouvrirait au «relativisme» si souvent dénoncé par Benoît XVI et Jean-Paul II. Les répercussions possibles de cette affaire ont été immédiatement saisies par Benoît XVI.

Avant ce coup de grâce, un premier coup de semonce avait été donné le 8 septembre 2017. Par Motu proprio, un décret juridique, le pape François avait décidé de changer les statuts de ce centre en le rebaptisant «Institut pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille» et non plus seulement « pour le mariage et famille».

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Une décision en ligne avec les deux synodes sur la famille (2014 et 2015) et la publication en 2016 de l’encyclique Amoris laetitia qui revisitait la question du mariage et de la famille, tout en ouvrant la possibilité à certains couples divorcés-remariés de communier.

Depuis ce choc, le climat de crainte est tel que les professeurs exclus hésitent à s’exprimer même si des pétitions de professeurs et d’étudiants ont été signées, soutenues par une pétition internationale de 200 professeurs d’universités catholiques du monde entier. L’un d’eux, romain, accepte sous couvert d’anonymat de commenter «la violence et la malhonnêteté des méthodes employées qui discréditent l’institut». «Violence» parce que «des professeurs méritants, n’ayant commis aucune faute, sinon celle d’enseigner la morale classique de l’Église se trouvent jetés comme des déchets, surtout les laïcs, quand ils n’ont pas été accusés de ne pas être fidèles au pape François. Du cléricalisme à l’état pur.» «Malhonnêteté» parce que «des réunions nous ont fait croire que nous aurions voix au chapitre sur les nouveaux statuts et sur les programmes mais qu’il n’a été tenu aucun compte de cette consultation finalement fictive. Ce qui nous a donné l’impression pénible d’un double langage. Il en résulte un climat de peur, un durcissement. Cette tension est d’ailleurs palpable dans toutes les instances vaticanes et pas seulement à l’institut où toute personne qui prendrait du recul vis-à-vis de François devient suspecte».

«La réforme intègre des sciences sociales qui étaient un peu marginalisées jusque-là dans les programmes»

Mgr Pierangelo Sequeri, nouveau président de l’institut Jean-Paul II

Ce professeur explique, en pointant la liste des enseignants remerciés et celle des nouveaux programmes, que l’enseignement de la théologie morale fondamentale et celui de morale sexuelle - en particulier la théologie du corps, spécifique de Jean-Paul II! - ont disparu ou été réduits à la portion congrue. Il note aussi que deux nouveaux professeurs sont nommés, dont l’un a été remarqué pour ses enseignements favorables à l’homosexualité, et l’autre, à la contraception.

Injoignable parce qu’en voyage en Afrique, le grand chancelier de cet institut, Mgr Vincenzo Paglia, ancien aumônier de la communauté Sant’Egidio a pris toutes les décisions avec l’aval du Pape. Il laisse à Mgr Pierangelo Sequeri, nouveau président de l’institut Jean-Paul II, le soin de répondre sur les méthodes employées pour réorienter l’Institut et expliquer la nouvelle vision en cours.

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Mgr Séqueri estime que les incompréhensions sont liées aux circonstances d’une «transition» mais il explique que la réforme «intègre des sciences sociales» qui étaient «un peu marginalisées jusque-là dans les programmes» apportant ainsi une «nouvelle amplitude» et une «valeur ajoutée» à l’lnstitut Jean-Paul II, tout en «respectant sa tradition».

Nettement plus véhémente, la revue jésuite de référence, Civilta Cattolica, relue par le Vatican, justifie dans sa livraison du 21 septembre, cette exécution capitale de l’Institut Jean-Paul II par la nécessité de remplacer désormais la théologie morale classique, réduite à une «théologie de bureau», par une «théologie dialoguale» avec la société, proche du terrain et inspirée par l’encyclique du pape François Amoris laetitia. Car il faut se débarrasser, explique l’auteur, le jésuite Carlo Casalone, des «monolithismes anachroniques» et s’ouvrir aux «nouvelles réalités» de la famille. Ne plus imposer surtout un modèle unique de famille, le mariage homme-femme, indissoluble et fécond, désormais classé dans le registre «d’un appareil conceptuel anachronique et sclérosé». Dans l’Église, cette affaire, symbolique de son évolution actuelle, ouvre une rupture profonde.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 21/09/2019. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

 

 

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Ils étaient plus de cinquante à regarder leur ami se faire poignarder à mort. Au lieu de lui venir en aide ou d’alerter les secours, la plupart prenaient des vidéos de la bagarre puis du jeune homme agonisant.

Ce jeudi 19 septembre, la cour fédérale de district de Hempstead (New York) a jugé Tyler Flach, 18 ans. Arrêté mercredi, le jeune homme est accusé du meurtre de Khaseen Morris à Oceanside. C’est une histoire de cœur et l’inaction de ses camarades, qui préféraient filmer la scène plutôt que d’intervenir, qui ont coûté la vie à ce jeune homme.

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La bagarre, qui a eu lieu dans le parking d’un centre commercial, visait à régler des comptes à propos d’une jeune fille, selon Stephen Fitzpatrick, détective de police du comté de Nassau. Dimanche soir, elle avait demandé à Khaseen Morris, la victime, de la raccompagner chez elle, sans doute plus pour rendre son ex-petit ami jaloux que par peur de rentrer seule, d’après la sœur de Khaseen. Et visiblement, ça a marché. Rageur, l’ex-petit ami s’est mis à menacer celui qu’il considérait comme un rival, même si Khaseen s’en est défendu par message, expliquant qu’il n’y avait rien entre lui et la jeune fille. «Il disait que si on l’attaquait, il se défendrait, mais qu’il ne voulait pas provoquer de bagarre», explique sa sœur.

À 15h45 lundi, après leurs cours au lycée d’Oceanside, «les gosses sont descendus dans les alentours pour aller à la pizzeria et se rassembler devant le centre commercial», selon Fitzpatrick. Une voiture a débarqué et «six à sept gars ont attaqué la victime et quelques-uns de ses amis». D’après le détective, 50 à 70 adolescents étaient présents, et seule une poignée d’entre eux s’est approchée. Dans la mêlée, Khaseen a été poignardé. La police n’est arrivée sur les lieux qu’à 16h, après un appel au 911. Khaseen a été transporté dans un état critique à l’hôpital et a succombé à ses blessures durant la nuit, d’après des sources policières. D’autres jeunes ont eu des blessures légères, dont un bras cassé.

Lors d’une conférence de presse précédant l’arrestation de Flach, Stephen Fitzpatrick a déclaré que la police fouillait les réseaux à la recherche des vidéos, qui ont largement été diffusées, afin de les supprimer et de s’en servir pour identifier les coupables. Il s’est longuement offusqué du comportement des jeunes qui ont préféré prendre des vidéos plutôt que d’intervenir pour arrêter l’altercation puis aider le jeune garçon qui se vidait de son sang sur le trottoir. Amer, Fitzpatrick s’est adressé directement aux jeunes qui n’ont pas défendu Morris: «Si vous n’êtes pas directement responsable du meurtre de Khaseen Morris» et que vous y avez juste assisté, «c’est le moment de nous contacter et de nous dire qui a fait ça, et pourquoi. (…) Vous devez affronter la situation. Quand j’aurai mis la main sur vous, ça ne servira plus à rien. Vos amis sont en train de mourir et vous vous restez là à faire des vidéos? C’est odieux».


Amis et famille ont posté de nombreuses photos du jeune homme, le sourire aux lèvres, arborant fièrement ses dreadlocks rouges et noires. Khaseen et sa famille venaient d’emménager à Oceanside. Il ne fréquentait donc sa nouvelle école que depuis une dizaine de jours: «Il avait le sourire jusqu’aux oreilles lors de son premier jour, se souvient sa sœur. Ces gosses ont même dit qu’ils veulent changer maintenant, laisser de côté leurs téléphones et aider. Parce je suppose qu’ils réalisent que s’ils avaient lâché leurs téléphones, Khaseen serait probablement en vie».

Lanceur d'alerte, un statut d'utilité publique dans un système démocratique ? (VIDEOS)

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RT France s'est rendu au salon du livre des lanceurs d'alerte pour récolter l'analyse du sociologue Francis Chateauraynaud, créateur de la notion. Egalement présent, le lanceur d'alerte Thomas Dietrich déplore la fragilité du statut en France.

«Quand on regarde, ça part dans tous les sens» : l'importateur du concept de whistleblower (lanceur d'alerte) en France en 1999, le sociologue Francis Chateauraynaud concède que la notion est, si ce n'est floue, du moins complexe et multiforme. En d'autres termes, ce sont les lanceurs d'alerte eux-mêmes qui définissent le concept, en fonction de la nature des problèmes qu'ils portent à la connaissance du public. Le chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) note ainsi une évolution du champ d'action des lanceurs d'alerte. «Le concept de lanceur d'alerte est un concept qui a servi à plein de gens finalement qui ont trouvé un espace de parole», constate Francis Chateauraynaud, interviewé par RT France, le 2 décembre, au salon du livre des lanceurs d'alerte.

«Les lanceurs d'alerte qui se sont le plus manifestés vont plus toucher à des questions de corruption, de surveillance de masse, [comme] Edward Snowden par exemple», note encore Francis Chateauraynaud, rappelant que jusqu'au début des années 2000, le lanceur d'alerte interpellait d'abord les pouvoirs publics sur tel ou tel problème, comme celui de l'amiante.

Et c'est peut-être là que le bât blesse : comment charger l'Etat, qui peut être visé par des révélations de lanceurs d'alerte, de définir lui-même un statut permettant de protéger les futurs Julian Assange ? Pour le sociologue qui s'est attaché dans ses recherches à ce qui fait qu'un discours accède à la légitimité plutôt qu'un autre, la notion de pouvoir est incontournable. Dans une publication universitaire de 2006 intitulée Les asymétries de prises, François Chateauraynaud expliquait que ce qui se joue entre le lanceur d'alerte et les autorités est un combat pour la légitimité de la parole.

Signe de la schizophrénie de l'Etat, la loi Sapin 2, qui vise pourtant à protéger les lanceurs d'alerte, évoque des notions juridiques soumises à l'appréciation et au jugement de valeur telles que la «bonne foi» et le «désintéressement» dudit activiste qui viendrait à être inquiété par la justice. «Les lanceurs d'alerte maintiennent une tension critique décisive pour nos démocraties», souligne-t-il. Et le chercheur d'ajouter, faisant référence au roman dystopique de George Orwell, 1984 : «S'il n'y avait pas tous ces gens pour prendre la parole, on [...] tomberait dans une espèce de silence généralisé avec la novlangue qui viendrait expliquer tout ce qui se passe.»

Une problématique également abordée par l'écrivain Thomas Dietrich, qui s'est illustré en 2016 en dénonçant les pressions du ministère de la Santé, alors dirigé par Marisol Touraine, sur la Conférence nationale de santé. Egalement interrogé par RT France, il déplorait la fragilité du statut de lanceur d'alerte en France.

 
Auteur: RT France
 
 

jeudi 19 sep 2019

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Moment-conservateur-couv

Un récent sondage est monté en épingle ces jours-ci dans certains cercles. Il émane de l'Institut Ipsos, au gré de son étude annuelle, si élégamment baptisée Global Advisor consacrée au "populisme", un mot qui ne veut rien dire, et au "nativisme", un concept nouveau, ça vient de sortir profitons-en.

Le message est ainsi résumé, en date du 16 septembre : "Sondage : 77 % des Français espèrent l’arrivée d’un leader fort décomplexé, comme Trump, Salvini, Bolsonaro, Netanyahu ou Orban"[1].

Reproduisant platement ici les informations aimablement fournies par le site Wikipedia, il faut certainement commencer par rappeler ce qu'est Ipsos : "De 1981 à 2007, Ipsos sera le prestataire attitré de la présidence de la République française. En raison de ce monopole qu'il exerçait de fait, Jean-Marc Lech se présente comme 'le sondeur privé de MM. Mitterrand et Chirac'. Homme de gauche, il est proche de François Mitterrand dont il avance que personne avant lui n'avait utilisé les méthodes reposant sur l'analyse des études d'opinion de façon aussi systématique. Durant toutes les années 1980-1990, l'Ipsos travaille de concert avec Jacques Pilhan pour préparer les 'plans de communication' de la présidence bloquant la publication de sondages 'dont les résultats étaient navrants pour Fabius'. Pour la présidentielle de 1988, François Mitterrand va jusqu’à commander 'un sondage par jour' à l’institut collaborant avec son équipe de campagne. Jean-Marc Lech rapporte dans ses mémoires comment, payé avec l'argent des fonds secrets, il repartait de l'Élysée avec des valises de billets de banque."

Sachant cela, on admettra sans peine que le caractère scientifique des travaux produits par cette officine, certes richement dotée, relève à l'évidence plus des techniques d'intoxication que de l'empirisme organisateur.

Que cherche-t-on en l'occurrence à nous dire et à faire circuler ?

La chose se révèle beaucoup plus claire qu'on pourrait le croire

Le peuple français se situerait "en tête des pays en attente d'un leader fort pour casser les règles".

Si cela était vrai, mais je n'en crois rien, cela appellerait une remarque attristée : pauvre peuple, serait-on en droit de penser.

Souvenons-nous en effet qu'en 1900, dans son Roman de l'énergie nationale, Maurice Barrès consacrait déjà le tome II de cette sorte de bréviaire nationaliste à l'Appel au soldat.

Les anciens blanquistes, bonapartistes et autres autoritaires, antiparlementaires, etc. avaient alors vécu, 10 ans plus tôt, l'expérience d'un "sauveur". Ils s'étaient investis dans la popularité délirante du brave général Boulanger, inventeur des guérites tricolores et des défilés du 14 juillet.

Suicidé en 1891 sur la tombe de sa maîtresse, ce héros ne connut jamais le bonheur d'assister à la Revanche de 1918. Celle-ci comme chacun devrait le regretter, n'offrit d'ailleurs même pas, par la décision du génial et autoritaire Clemenceau, le loisir aux survivants de cette aventure "fraîche et joyeuse", vainqueurs certes, mutilés et gueules cassées en tête, défiler à Berlin unter den Linden. C'eût été grisant.

Je ne veux pas croire qu'une nouvelle expérience boulangiste puisse tenter un peuple qui se voulait intelligent, et qui, probablement l'a été, autrefois, mais qui, aujourd'hui, sans doute gâté d'égalitarisme, de jacobinisme et de laïcisme a, déjà, laissé depuis 40 ans, ses gouvernants, contre sa volonté, lui imposer des décisions préfabriquées aussi bien l'ouverture des portes à l'invasion étrangère, tout en beuglant sur les stades "qu'un sang impur abreuve nos sillons" que d'autres inventions bioéthiques contraires au bon sens.

Je veux croire que le moment n'est pas de faire appel à plus de présidentialisme, à plus de technocratie et plus de courtisanerie, mais au contraire à plus de liberté d'opinion, plus de libertés tout court.

Alors oui, une révolution conservatrice à la française deviendra possible.

Signature

JG Malliarakis  
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Apostilles

[1] Sur le site d'Ipsos

 

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Pour lutter contre les «inégalités de destin», il souhaite accompagner les parents et leurs bébés.

Mille jours pour tenter de réduire les inégalités de naissance. Le président Emmanuel Macron et le secrétaire d’État chargé de la Protection de l’enfance, Adrien Taquet, présenteront ce jeudi à l’Élysée une commission scientifique, présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, chargée d’élaborer un plan consacré aux 1000 premiers jours des enfants. «Afin de lutter contre les inégalités de destin, nous voulons surinvestir cette période où beaucoup se joue», avait annoncé la semaine dernière Adrien Taquet. Cette «offre 1000 jours» sera destinée à accompagner les parents et leur bébé, depuis le 4e mois de grossesse jusqu’à l’âge d’environ 2 ans et demi.

» LIRE AUSSI - Petite enfance: les mères gardent un rôle traditionnel

Ce sujet est l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron, qui s’est intéressé en particulier à la lutte contre le déficit de vocabulaire, qui se manifeste dès le plus jeune âge chez les enfants de milieux défavorisés.  «Le président a l’intention de répondre à un double appel, explique-t-on à l’Élysée. Celui de parents, qu’il continue à rencontrer, qui lui racontent le tourbillon de questions auxquelles ils n’ont pas toujours de réponses, et celui de la science, qui nous dit l’importance des mille premiers jours d’un enfant. Pendant longtemps, on a cru que c’était une période qui devait rester dans la sphère privée. Nous, on considère que cela doit faire l’objet d’une politique publique; sinon, on laisse prospérer des inégalités de destin.»

Réexaminer les modes de gardes disponibles

Quatre grandes priorités seront données aux 17 membres de la commission scientifique: élaborer un corpus de règles et aider les parents à les appliquer, organiser un nouveau «parcours parents» durant ces  1000 premiers jours, réfléchir aux congés de naissance et, enfin, se pencher sur les modes de garde. «Le secrétaire d’État va entreprendre dès vendredi une série de déplacements à la rencontre des parents et des acteurs de terrain, indique-t-on dans son entourage. D’ores et déjà, les questions qui nous sont remontées concernent l’allaitement, l’exposition des enfants aux écrans, la place du père, la nutrition, la prévention contre les perturbateurs endocriniens, la naissance d’un bébé prématuré ou en situation de handicap…»

» LIRE AUSSI - Protection de l’enfance: les défis d’Adrien Taquet

Alors que «plus de la moitié des parents vont chercher des informations sur Internet, souligne une source ministérielle,l’État doit transmettre des messages scientifiques validés. L’idée est de forger des repères, pas d’être dans la coercition.» Il pourrait être proposé aux parents un ensemble de services qui recenseraient, via une application, des initiatives éducatives ou dans le domaine de la santé, au niveau local mais aussi national.

Pour les moins de 3 ans, le secrétaire d’État souhaite en outre réexaminer les modes de gardes disponibles ou encore revoir le fonctionnement des centres de protection maternelle et infantile (PMI), en difficulté dans certains départements. Adrien Taquet souhaite associer à cette démarche les acteurs publics et privés et s’inspirer d’expériences étrangères. Il cite notamment l’exemple de la Finlande, qui organise pour les nouveaux parents une quinzaine de rendez-vous, y compris des visites à domicile, afin de détecter les problèmes familiaux.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 19/09/2019. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

 
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